La règle des 20 personnes, une décision absurde

Après la décision du Conseil d’Etat – il conseille l’Assemblée nationale, le Gouvernement et le Sénat dans l’élaboration de la loi – de casser la jauge des vingt fidèles maximum, le Premier ministre, Gérald Darmanin, a proposé, début février, une nouvelle règle liée notamment à la taille du bâtiment. Un véritable chemin de croix pour en arriver là.
Gérald Darmanin doit rencontrer la semaine prochaine les représentants des principaux cultes en France.
Tandis qu’une reprise publique des cultes est espérée pour le 15 février, et que les responsables des principaux cultes en France sont attendus vendredi 12 février en vue de discuter des modalités, plusieurs manifestations de musulmans et catholiques demandant la reprise des prières et des messes ont eu lieu cette semaine. “Entre résilience et impatience, toutes les communautés religieuses ne manifestent pas les mêmes attitudes par rapport à la reprise des cultes. Certaines organisations religieuses, comme le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), la Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA), ou encore la Conférence des évêques de France (CEF), déclarent même préférer attendre que d’être ainsi conditionnées par des dispositions strictes.

Une nouvelle jauge définie pour les lieux de culte

En France, les lieux de culte (les mosquées, les synagogues, les temples ou encore les églises) rouvrent progressivement. Les célébrations religieuses sont ainsi de nouveau autorisées depuis début décembre. Ces dernières doivent toutefois se tenir dans la limite de 50 personnes et en respectant les distanciations physiques. Donc, les mosquées seront ouvertes pendant le ramadan 2021. “L’annonce de la réouverture des mosquées est une bonne nouvelle pour les communautés musulmanes”, a déclaré Mouhamed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte musulman.
Une rangée sur trois et deux chaises d’écart. La nouvelle jauge a été dévoilée ce jeudi matin par Gérald Darmanin, le Premier ministre. Elle a été établie après consultation des divers cultes en vue d’élargir le nombre de fidèles autorisés à assister aux cérémonies religieuses.
Date du ramadan 2021 ? Le début du ramadan, mois sacré de l’islam, n’est connu que le 29e jour du mois de chaabane (8e mois du calendrier musulman). Le 29e jour de ce mois, les pays musulmans observent, partout dans le monde, le ciel à la recherche du ‘hilal’ (croissant lunaire).

Le plan des cultes pour la reprise des cérémonies religieuses

Les responsables des principaux cultes religieux se sont mis d’accord, en décembre dernier, lors d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sur un protocole commun en vue de permettre la reprise des cérémonies religieuses publiques. Ces dernières ne pourront ainsi se faire que si la situation épidémiologique en France le permet et à condition de respecter un protocole sanitaire strict. Selon Mohamed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), ce protocole sanitaire comporte 5 points principaux : tests et prise de température, gestion des circulations, port du masque, espace minimal par personne.

Ces propositions, élaborées avec les différentes organisations religieuses, seront soumises au Premier ministre. “Monsieur Gérald Darmanin va nous donner cependant des précisions sur les conditions de reprise : la possibilité de vivre des activités autres que les célébrations religieuses, comme la catéchèse, les conseils de paroisse, les réunions d’églises, etc., la jauge…”, a déclaré Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris (GMP). Selon Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, les pouvoirs publics ont dit qu’ils étaient prêts à envisager un assouplissement du régime à partir du 15 février prochain. Ceux-ci ont néanmoins insisté sur l’importance de travailler à l’adaptation des règles qui, dès que les conditions sanitaires le permettront, autoriseront la reprise de l’exercice religieux.

Un “impératif sanitaire”

En France, la prière dans les mosquées (ou les salles de prière) avait été autorisée, par le ministère de la Santé, depuis début janvier. Cette année, le ramadan 2021, d’ordinaire synonyme de rassemblement et de prière, ne sera pas comme les autres. “Pas de rassemblements cette année pendant le mois béni de ramadan”, a ajouté Mohamed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Les prières en groupe seront ainsi strictement interdites. Elles doivent être effectuées à domicile.

La décision de rouvrir les lieux de culte (à savoir les mosquées, les églises, les synagogues, les temples, etc.) intervient cependant après une série de pression exercée par les responsables des principaux cultes religieux. Le Conseil scientifique covid-19 avait décidé de saisir la justice afin de demander l’annulation de la décision de fermer les lieux de culte dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus.
Tandis que la date du ramadan 2021 sera connue dans la soirée du 12 avril, l’OMS a émis des recommandations pour que les fidèles du monde entier puissent vivre ce mois béni dans les meilleures conditions. Pour avoir plus d’informations, vous pouvez consulter le site officiel de l’organisation.

Le Conseil d’État rejette la limitation de 20 personnes pour les célébrations religieuses

La semaine dernière, le Conseil d’Etat – il conseille le Sénat, l’Assemblée nationale et le Gouvernement dans l’élaboration de la loi – avait rejeté la limitation de vingt personnes pour les célébrations religieuses publiques. Gérald Darmanin, le Premier ministre, a donc proposé d’étendre la jauge des gens autorisés à assister aux cérémonies religieuses publiques. Il a dévoilé ce matin la nouvelle jauge établie après consultation des différents cultes. “De façon à concilier dispositions sanitaires et liberté d’exercice du culte, une nouvelle jauge (capacité que doit avoir un récipient déterminé) de présence dans les lieux de culte a été établie. Pour l’organisation des cérémonies religieuses publiques, elle prévoit en effet de n’occuper qu’une rangée sur deux et de laisser libres trois sièges entre entité familiale ou chaque personne”, a indiqué Gérald Darmanin dans un communiqué.
Cette jauge doit être formalisée vendredi dans un décret du gouvernement. Elle s’appliquera, selon le Premier ministre, jusqu’à la prochaine étape du déconfinement prévue le 20 mars prochain. Elle a été jugée comme étant disproportionnée. Cependant, le Conseil d’Etat a donné une semaine à l’exécutif pour revoir sa copie. La CEF (conférence des évêques de France) a jugé cette jauge proportionnée (équilibrée, harmonieuse) à la capacité d’accueil des lieux de culte (à savoir les mosquées, les églises, les temples, les synagogues, etc.) et applicable malgré son caractère contraignant’. Pour le moment, aucune décision n’avait été prise.

Jauge dans les lieux de culte : un siège sur quatre, une rangée sur deux

Le Premier ministre avait précisé dans un communiqué que les dialogues avec les représentants des principaux cultes se poursuivront dans les prochains jours en vue de définir les règles qui s’appliqueront au-delà du 20 mars. La Fédération protestante de France (FPF) est satisfaite des propositions du Premier ministre. Tout comme le CFCM (l’instance représentative de l’islam auprès des pouvoirs publics) qui a de toute manière recommandé à ses fédérations (à savoir Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), la Fédération “Invitation et mission pour la foi et la pratique”, Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA), etc.) d’attendre le 20 mars avant de reprendre les prières du vendredi (ou salat al jumoua).
La reprise des prières en groupe peut donc se faire à condition de respecter les consignes de sécurité. Ainsi, le ramadan 2021 sera un peu particulier. Les rituels de ce mois de prière et de jeûne seront profondément bousculés. Ce sera un peu triste. Cette année, pas de rassemblements pendant le mois sacré de l’islam. Les prières en groupe, réunissant des milliers de musulmans, selon les zones et les mosquées, après l’iftar, ne seront plus autorisées.

Islam Bangladesh : le goupe islamiste effectue des actes de violences et incite à la haine dans le pays

Le groupe islamiste bangladais HIB a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’admet pas les différentes décisions mises en place par le parti au pouvoir, la Ligue Awami (AL). Alors que ce dernier veille à mettre en place des lois défendant la laïcité du pays, le groupe Hefazat-e-Islam qui a été créé afin de défendre les droits des étudiants et des enseignants d’islam au Bangladesh, a toujours soutenu les idées ultra-conservateurs.

Le HIB critique les décisions de la Ligue Awami

Durant ces derniers mois, le groupe islamiste bangladais a protesté, en publiant une charte de revendications en 13 points appelant à punir «les dirigeants athées du Shahbagh, les blogueurs et les anti-islamistes qui font des commentaires désobligeants sur le prophète Mahomet», ainsi que la condamnation à mort pour blasphème, l’enseignement islamique obligatoire du primaire au secondaire supérieur, et une interdiction de mixité entre les hommes et les femmes. Le groupe islamiste a poussé plus loin ces revendications en mobilisant des dizaines de milliers d’étudiants de la madrassa pour qu’ils participent à des marches et des rassemblements. Le groupe a également cherché à faire appliquer ces demandes avec violence. Il est important de rappeler que lors d’un rassemblement de HIB en avril 2013, des militants du groupe islamiste ont sévèrement battu une journaliste pour avoir été présente à l’événement exclusivement masculin. En outre, les 5 et 6 mai 2013, il a déclenché une protestation violente dans le quartier financier de Dhaka en ciblant les bureaux du parti au pouvoir et en cassant les propriétés privées et publiques ainsi que les véhicules, ce qui a conduit à une répression policière et à des affrontements ultérieurs.

Incitation à la haine

Le groupe HIB a également joué un rôle important dans la réduction au silence des militants laïcs au Bangladesh et a préparé le terrain pour le terrorisme. En effet, plusieurs groupes islamistes se sont déchaînés contre les blogueurs athées et laïcs entre 2013 et 2015. Après avoir rendu publique une liste de blogueurs laïques et athées, Shafi les a dénoncés comme “ apostats “ et a déclaré au cours du sermon de la prière du vendredi selon les horaires de prière du Bangladesh que les tuer était un devoir pour les musulmans. Des groupes comme Ansarul Bangla, affilié à al-Qaïda, ont par la suite tué plusieurs militants qui figuraient sur cette liste.
Depuis 2013, HIB est devenu l’un des groupes islamistes les plus influents et les plus puissants du Bangladesh. Plusieurs facteurs ont contribué à sa hausse sur cette courte période. Un facteur clé était le déclin du Jamaat-e-Islami. La condamnation de plusieurs de ses dirigeants pour crimes de guerre a mis ce parti sur la défensive et a ouvert un espace pour HIB.

Islam Indonésie : interdiction d’obliger les écoliers de porter des tenues religieuses dans les écoles publiques

L’interdiction d’obliger les élèves de porter des tenues religieuses dans les écoles publiques, émane du mouvement qui a fait suite à la tentative d’une école de forcer un élève chrétien à porter un foulard musulman. Parce que l’islam en Indonésie est avant tout une religion de fraternité et de paix que le ministre de l’éducation a assuré qu’il ne faut pas obliger les écoliers ou les enseignants de porter des tenues religieuses au sein des écoles publiques

Le nouveau décret

Le 3 février, Nadiem Anwar Makarim, le ministre indonésien de l’Éducation et de la Culture, a annoncé la mise en place d’un nouveau décret dictant à interdire aux écoles publiques de s’ingérer dans les croyances religieuses des enseignants et des élèves .
Les autorités indonésiennes ont adopté ce nouveau décret qui interdisait aux écoles publiques de s’introduire dans les croyances religieuses des enseignants et des élèves, une décision qui a été appréciée par plusieurs responsables religieux en Indonésie en saluant les différents efforts accrus mis en place par le gouvernement afin d’assurer que malgré le pays est à majorité musulmane il reste assez inclusif.

Annoncé le 3 février, le décret a vu le jour à la suite d’un mouvement de protestation qui a eu lieu le mois dernier après qu’un lycée professionnel se trouvant au seind d’État de Padang, dans la province de Sumatra occidental, ait ordonné à toutes les étudiantes de porter un hijab.

Selon le décret, les écoles n’a pas le droit d’obliger les élèves et les enseignants à porter des vêtements qui identifient leurs religions.

« L’essence de ce décret est que les enseignants, les étudiants et les différents responsables de l’éducation ont le droit de choisir. Le port de tenus religieuses est une décision personnelle », a déclaré le ministre de l’Éducation et de la Culture Nadiem Anwar Makarim lors de l’annonce du décret avec le ministre des Affaires religieuses Yaqut Cholil Qoumas et le ministre de l’Intérieur Muhammad Tito Karnavian, après la prière du vendredi selon l’horaire de prière en Indonésie.

Signaler les violations du décret

Le décret exige aussi que les directeurs d’école et les gouvernements locaux révoquent les règlements qui interdisent ou exigent une telle tenue dans les 30 jours.
Le ministre a appelé le public à signaler toutes violations.

Ce décret, doit être pratiqué dans les différents provinces d’Indonésie sauf à ‘Aceh à Sumatra, puisque c’est la seule région du pays où la charia islamique est imposée.
Le ministre a affirmé que le décret était nécessaire pour lutter contre l’intolérance religieuse dans les écoles.
” Je crois que cette affaire n’était que la partie émergée de l’iceberg “, a assuré le ministre, en ajoutant que le gouvernement tient à ce que tout le monde respecte les croyances d’autrui.

Ahmad Nurcholish de la Conférence indonésienne sur la religion et la paix a accueilli favorablement le décret, affirmant qu’il soutenait le concept de liberté de religion et de conviction garanti par la Constitution indonésienne.
Les écoles devraient être exemptes de telles exigences religieuses obligatoires. Que ce soit une décision individuelle”, a-t-il déclaré à UCA News.

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Mohammad, sceau des Prophètes

L’Islam est la religion de modération qui harmonise entre le temporel et le spirituel. Il incite les gens à la bienfaisance et à la vertu, base de la foi et de toute dévotion. L’Islam interpelle l’individu pour adorer Dieu Tout Puissant comme s’il Le voyait, car s’il ne Le voit pas, certes Dieu le voit. L’adoration de Dieu Tout Puissant par Ses serviteurs, représente l’adhésion privilégiée à la dévotion résultant d’une foi sincère, en les dimensions mystiques de l’Islam.
Le noble Coran conditionne l’amour d’Allah Tout Puissant par le degré d’obéissance du Musulman au Messager et Prophète Muhammad dans le verset qui suit : Dis : “Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux”, sourate 3, verset 31. L’accès au Paradis est donc tributaire de l’obéissance au Messager de Dieu Muhammad.
Muhammad est le dernier Prophète (et Messager) qui est venu afin d’enseigner l’Islam à toute l’humanité. Nous lui devons donc tous respect et obéissance. Il est l’ultime Prophète à enseigner la doctrine et les préceptes d’Allah Tout Puissant. Le Prophète Muhammad recommande tous les actes du bien qui satisfont Le Seigneur et interdit tout ce qui porte prédujice à l’islam.

     Le Coran, la dérive de l’Islam

Comme la foi en tous les Messagers est un précepte fondamental, alors on doit croire absolument que Muhammad est un homme envoyé par Dieu Tout Puissant en tant que Prophète. De plus, hormis tous les Messagers, le Prophète Muhammad (sceau des Prophètes) incarne la perfection de la personnalité humaine la plus digne de mérite parmi toute l’humanité future et antérieure. Comme le révèle le saint Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans), il est le dernier des Prophètes. Il a conseillé la nation, a assumé l’entière responsabilité, a transmis tout le Messager, et a accompli le véritable combat puisqu’il a lutté au nom de Dieu Tout Puissant.
Muhammad est à la fois un Messager et un Prophète sur qui la lumière de la guidée vers le droit chemin de Dieu Tout Puissant a été révélée. C’est pourquoi le Musulman, notamment le fidèle, n’aura de préférence et d’issue que de suivre les disciples du Messager Muhammad. Il est donc du devoir du musulman d’avoir amplement confiance à Muhammad, de renoncer à tout ce qu’il a conseillé d’abandonner, d’obéir à tout ce qu’il a commandé de faire, d’accepter avec assurance tout ce qu’il a rapporté comme enseignements, et d’adorer Dieu Tout Puissant selon la tradition qui est la sunna (la loi immuable d’Allah ou règles d’Allah). Celle-ci comporte 3 volets indissociables et complémentaires représentés par l’aspect pratique, qui constitue l’ensemble des actes du Messager de Dieu Muhammad, l’aspect approbatif qui consiste à l’agrément et l’approbation tacite de Muhammad des pratiques et usages qu’il voyait, et l’aspect verbal qui englobe l’ensemble de ses paroles.

La prière du vendredi en Islam

La prière du vendredi (ou salat al jumu’a) est une prière collective à 2 cycles, précédée par un sermon (un discours ou une homélie généralement fait devant une assemblée de personnes pour l’édification, l’instruction, le bien des fidèles) de l’imam en 2 temps, à accomplir dans la mosquée et qui vient en remplacement de salat al dohr (ou la prière de midi). C’est une occasion incitant les croyants, notamment les fidèles, à remplir leur devoir de musulman convenablement et d’en assurer les responsabilités assignées à chacun. Il est important de rappeler que la prière du vendredi est une obligation canonique instituée par la Sounnah (englobant les lois et règles de Dieu Tout Puissant qui auraient été prescrites à tous les prophètes) et le saint Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans).
Elle est prescriptible à tout musulman de sexe masculin, de bonne santé, pubère, libre et non esclave, et résident dans la région où l’on se trouve au moment de la salat.

       Quelle est l’importance de la prière du vendredi ?

Dans plusieurs pays du monde arabe (à savoir l’arabie saoudite, le Qatar, Abu Dhabi, etc.), le vendredi marque le début du week-end. Il est même considéré comme le jour le plus important de la semaine pour les musulmans, notamment les fidèles. La prière lui donne une dimension collective. Si toutes les prières de la semaine (Al subh, Al dohr, Al asr, Al maghrib et Al icha) sont obligatoires, elles restent peu visibles étant donné que nécessairement privées.
En respect de ce jour béni, le croyant est tenu de se conformer aux moindres règles de discernement pour manifester son attitude à invoquer Dieu Tout Puissant selon les enseignements du saint Coran et du Prophète Muhammad.
Il est notamment conseillé le vendredi de : invoquer, de bon cœur, Dieu Tout Puissant sans relâche avant et après la prière ; répéter à volonté la formule d’imploration de salut et de bénédiction au profit de Muhammad (le Messager de Dieu) ; il est recommandé de réciter beaucoup le saint coran et notamment la sourate ‘la Caverne’ ; se rendre à la mosquée le plutôt possible avant la prière ; prendre un bain rituel chez soi avant de regagner la mosquée…

Que dit la tradition coranique sur le voile ?

Dans le saint Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans), les versets cités à l’appui du port du voile, également connu sous le nom de ‘hijab’, se trouvent dans 2 sourates (à savoir An-nour (la Lumière) et Al Ahzab (les Coalisés)), qui n’évoquent pas directement la chevelure.
Au sein de plusieurs autorités et institutions religieuses musulmanes, les interprétations des textes coraniques sur le voile couvrent un champ trop large. Pour certains, l’habit correct est celui qui “ne dessine ni affine”, seuls les mains et les yeux de la femme pouvant être montrés. Alors que pour d’autres, se couvrir les cheveux semble suffire. Différence fondamentale opposant à ce jour encore nombre de sociétés musulmanes aux sociétés traditionnellement chrétiennes. Il est important de souligner que la Bible a fait du voile l’attribut de la pudeur (la honte, embarras, gêne) qui était considérée, chez les femmes chrétiennes puis juives, comme une vertu (qualité, pureté, chasteté). La femme sans voile est donc impudique ; considérée comme étant une femme de peu de vertu, celle-ci est associée à la prostituée. A noter que les droits politiques des femmes sont parmi les plus avancés des sociétés musulmanes, mais leur statut les place toujours en situation de sujétion et d’infériorité vis-à-vis des hommes.

       Que dit vraiment le Coran ?

Dans le Coran, mais également dans les hadiths du Prophète Muhammad, la femme et l’homme assument les mêmes devoirs et jouissent de la même dignité humaine. En outre, l’égalité des 2 sexes y est mise sans cesse en évidence.
Les femmes ont été victimes d’une grande injustice à travers l’histoire. Ainsi, le texte coranique est venu corriger la déviation comportementale et intellectuelle ayant marqué la conception de la femme chez les religions et les civilisations anciennes. Le Coran a institué son égalité avec l’homme et a définitivement consacré son humanité.
D’après ce Livre sacré, la femme n’est pas un accessoire que l’homme utiliserait selon son bon vouloir. Par ailleurs, l’islam exige de réserver le même traitement à la femme et à l’homme sans aucune discrimination, parce que la continuité de la vie humaine serait impossible sans cette dernière. En plus, l’islam oblige la société et la famille à dispenser instruction et éducation à la femme comme à l’homme.
Il est important de noter que l’islam encourage la femme à apprendre (à étudier, à travailler, etc.) et ne lui interdit aucune transaction commerciale et sociale.

Prière du vendredi : les conditions à respecter

La prière du vendredi (ou salat al joumaa) est une prière de l’Islam réunissant les musulmans, notamment les fidèles, le vendredi, juste après 12 heures. Donc, celle-ci remplace la prière de midi (salat Al Dohr) des autres jours de la semaine. Elle rassemble ordinairement un très grand nombre de croyants dans les mosquées. Elle est d’une extrême importance dans la pratique de l’islam.
Le rassemblement des croyants pendant ce jour de fête hebdomadaire à un double objectif : la revue des conditions sociales des musulmans et la vénération du culte musulman.
Le vendredi (Al Joumaa) est un jour béni dont les vertus sont imposantes. La considération que revêt ce jour auprès de Dieu Tout Puissant, devrait inciter les musulmans, particulièrement les croyants, à l’apprécier à sa juste valeur pour au moins œuvrer davantage dans le sentier de Dieu, revitaliser sa foi et se comporter en véritable repentant.
Salat Al Joumaa est une prière collective à 2 cycles, précédée par un sermon du Khatib, qui est en général un imam, en 2 temps, et qui vient en remplacement de la salat al dohr (la prière de midi). Cette période du sermon fait partie intégrante de la prière pendant laquelle l’écoute et le silence des fidèles doivent être de rigueur. Les horaires de prière sont calculés au regard de votre localisation ainsi que d’un ensemble de méthodes et règles (dont une valeur angulaire conventionnelle)

       L’ampleur de la prière du vendredi

La prière du vendredi figure dans le Livre sacré de l’Islam : “Ô vous qui avez cru ! Lorsqu’on appelle à la Salat du jour du Vendredi, accourez à l’invocation de Dieu Tout Puissant et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez !”, (sourate 62 ; verset 9).
L’objectif de la célébration de la prière du vendredi est de réunir les musulmans une fois par semaine pour que lors du prêche (sermon), qui constitue le but fondamental, traiter de l’actualité des événements du lieu et préoccupations, concernant la vie éternelle et celle temporelle de la communauté musulmane. C’est également une occasion incitant les croyants à remplir convenablement leur devoir de musulman et donc, d’en assurer les responsabilités assignées à chacun. La prière du vendredi est une obligation canonique instituée par la Sunnah et le saint Coran.

La prière en Islam

La pratique de la prière (Al Salat) rejoint les besoins fondamentaux de l’homme, au même titre que le gouvernement de la communauté et la nourriture. La spiritualité musulmane trouve ses fondements dans le Saint Coran (Livre sacré de l’Islam). Celle-ci s’inspire en même temps des pratiques et de l’enseignement de Muhammad, le Messager de Dieu. Elle a connu un essor important au cours des siècles, grâce essentiellement au rayonnement des grands mystiques (qui concerne les croyances, les pratiques visant à une union entre la divinité et l’homme) fondateurs des écoles de spiritualité. Les schismes (une rupture dans la communion d’une religion, , une séparation volontaire sans renoncer aux dogmes) intervenus au fil de l’histoire de la communauté musulmane n’ont pour ainsi dire jamais affecté l’ordre de la salat islamique. Sunnites et Chiites observent les mêmes rites et prient ensemble.
L’exemple le plus parlant de cette communion spirituelle se vérifie au moment du pèlerinage à La Mecque.
Au travers du Livre saint et grâce aux témoignages des sahaba (à savoir Said ibn Zayd, Abu Ubayda ibn al-Jarrah, Sa`d ibn Abi Waqqas, Abd ar-Rahman ibn Awf, Zubayr ibn al-Awwam, Talhah ibn Ubaydullah, Abou Bakr As-Siddiq, etc.) du Messager de Dieu, Muhammad, et à ses propos (Hadith) qui furent rapportés, la salat telle qu’elle fût pratiquée dès le 1er temps de l’Islam est bien connue.
D’après la tradition musulmane, ce fut l’archange Djibril qui enseigna directement au Prophète comment la célébrer.
La détermination des horaires de prières est un sujet très important dans la religion. Elle permet aux actes d’adoration que sont le jeûne et la prière d’être valables.

 

    Les actes Sunnah de l’ablution mineure

L’ablution (Al Ghusl ou Al Woudhou) est une purification rituelle de certaines parties du corps. L’eau est un emblème de purification présent dans plusieurs grandes religions. Afin d’éviter le risque de ne pas pouvoir appliquer avec rigueur les obligations de l’ablution (Al Woudhou), citées dans le Saint Coran, la Sunnah ayant étalée et simplifiée les procédures pour que celle-ci se fasse dans la commodité et l’aisance. Il s’agit particulièrement des actes suivants :
– Dire ‘Bismillah’ (Au nom de Dieu Tout Puissant) ;
– Laver les 2 mains jusqu’aux poignets trois fois ;
– se rincer la bouche ;
– Démêler sa barbe avec de l’eau ;
– Passer les doigts mouillés sur les oreilles en les essuyant de l’intérieur et de l’extérieur ;
– Faire passer l’eau entre les orteils en lavant les pieds et entre les doigts en lavant les mains.