Afghanistan : le Qatar demande aux dirigeants talibans de s’engager contre l’islam radical

Le mouvement fondamentaliste est devenu aujourd’hui un enjeu de taille dans les relations internationales. Le terrorisme ou l’islam radical devient donc le premier problème de sécurité des pays au XXIe siècle. De Daech (ou encore l’Etat islamique) aux terroristes d’Al-Qaïda, en passant par le Hamas ou les talibans, leur menace dans les territoires ciblés passe ainsi par des attaques visant les populations civiles autant que les forces de l’ordre. Fusillades avec plusieurs djihadistes, véhicules piégés, bombes, attentats meurtriers de kamikazes… : le but principal de ceux-ci est de semer la peur, souvent à des fins idéologiques ou encore religieuses, souligne le journal de l’Afrique.
L’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al Thani, a appelé ce vendredi matin les talibans, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, à dégager un “passage sûr” pour quitter le pays, deux semaines après le départ définitif des troupes américaines.
Il est important de rappeler que les États arabes du golf entretiennent depuis des années, des relations étroites avec les talibans. “J’espère qu’il n’y aura aucun obstacle (ou encore difficulté) pour qui que ce soit, que cela se déroulera en toute douceur et que ces engagements seront bien respectés dans un avenir proche lorsque l’aéroport international Hamad Karzai reprendra ses opérations”, a déclaré Tamim Ben Hamad Al Thani.

  Le chef de la diplomatie du Qatar rencontre les talibans

Le chef de la diplomatie du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avait demandé la semaine dernière au représentant du mouvement islamiste de s’engager dans la lutte contre ‘l’islam radical’ et de former un nouveau gouvernement ‘inclusif’ en Afghanistan après le retrait des troupes américaines du territoire. “On a souligné l’importance de la coopération des talibans dans ce domaine et l’importance de la coopération en vue de combattre l’islamisme radical”.
Le Qatar avait en effet joué un rôle primordial dans le processus de paix entre les talibans et le gouvernement afghan avant la prise, le 1er septembre dernier, du pouvoir par le mouvement islamiste. “Notre rôle principal est ainsi de les exhorter à former un nouveau gouvernement ‘inclusif’ comprenant toutes les parties”.
“Durant notre négociation avec les représentants du mouvement, il n’y a pas eu de réponse négative, ni positive. On espère aboutir à un consensus national. Notre pays continuera toutefois à ouvrir des canaux de communication avec l’ensemble des parties en Afghanistan”, a ajouté Tamim Ben Hamad Al Thani.
“Le Qatar encourage néanmoins les autres pays arabes comme occidentaux à poursuivre le dialogue”, souligne le site web.

Sous le joug des talibans, la (sur)vie au quotidien

Quinze ans après la chute de leur régime, les talibans règnent à nouveau en maîtres sur l’Afghanistan. Les fondamentalistes contrôlent le pays depuis le retrait définitif des forces armées des États-Unis, le 1er septembre dernier. Si les fondamentalistes affichent aujourd’hui une image beaucoup plus modérée, la réalité de leur pouvoir devrait être tout autre.
Loin de la capitale afghane ‘Kaboul’, les talibans ont déjà imposé leur application très stricte de la loi islamique. Les envoyés spéciaux du journal de l’Afrique nous racontent.

Les États-Unis se retirent du pays après 15 ans de présence

Les nouveaux maîtres de l’Afghanistan ont fêté la semaine dernière leur victoire après le départ définitif des troupes américaines dans la soirée du mercredi 1er septembre. En effet, ce départ ouvre un nouveau chapitre d’instabilité pour l’Afghanistan et met fin à plus de quinze ans de guerre dévastatrice. Le chef de l’Etat américain Joe Biden, toujours sous le feu de critiques, a quant à lui défendu le retrait des militaires d’un ton déterminé. Des coups de feu victorieux ont toutefois éclaté dans la capitale afghane à l’annonce du retrait définitif des soldats américains, salué comme un succès ‘historique’ par les rigoristes. Il est ainsi important de rappeler que Washington avait déclenché la guerre après les attaques terroristes du 10 septembre 2001, perpétrés par Al-Qaïda (organisation terroriste islamiste fondée dans les années 1980). “Félicitations à l’Afghanistan… C’est un moment historique et nous en sommes aujourd’hui fiers. Cette victoire est la nôtre à tous”, a publié Yassif Ben Abdallah, le chef suprême des talibans, sur sa page officielle. “C’est une leçon pour le monde entier”, ajoute-t-il.
Le retrait des troupes américaines s’est achevé en seulement 48 heures, donc avant la date butoir (15 septembre 2021) fixée par l’ex-président Donald Trump. Cependant, cette date gardera un goût amer pour Joe Biden. Malgré les vives critiques, le président des États-Unis a dû défendre sa décision, lors d’une conférence de presse, de mettre fin au conflit américain en Afghanistan. Selon lui, le véritable choix était en effet entre l’escalade ou le départ. “Je n’allais pas prolonger le retrait éternel, et je n’allais pas prolonger cette guerre éternelle”, ajoute-t-il.
Au total, l’Amérique déplore une facture de 3600 milliards de dollars et quelque 3000 morts en 15 ans, selon indice bonheur pays. Les Américains sortent toutefois avec une image beaucoup plus écornée par leur gestion des évacuations et par leur incapacité à prévoir la rapidité du succès des islamistes. Ainsi, le retour des fondamentalistes au pouvoir avait obligé plusieurs pays à évacuer leurs ressortissants.
Tout le monde est aujourd’hui inquiet de la situation humanitaire en Afghanistan.

Afghanistan : un mois sous le joug des talibans

Les talibans ont pris le pouvoir il y a environ deux mois exactement en Afghanistan, provoquant ainsi des scènes de panique à l’aéroport international Hamad Karzai.
Après avoir déclenché, début juillet, d’intenses batailles avec des forces armées afghanes dans le nord du pays, particulièrement à Jalalabad, les fondamentalistes ont ensuite pris la capitale ‘Kaboul’, au pied des montagnes. Les Afghans étaient complètement conscients de la progression des talibans. “Tout le monde avait vraiment peur… Les combattants islamistes sont positionnés dans quasiment toutes les villes. Donc, les habitants ne pouvaient pas leur échapper. Ils ont alors décidé de s’enfermer dans leurs domiciles”, a souligné le journal de l’Afrique.

      Le business de la peur

Système de santé au bord de l’implosion, familles contraintes de vendre leurs biens, banques à court de liquidité… Les talibans, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, sont aujourd’hui confrontés à une crise humanitaire et économique.
Les rues qui, auparavant, fourmillaient de vie sont aujourd’hui d’un calme qui tranche avec le chaos absolu de l’aéroport international Hamad Karzai. Les femmes se terrent chez elles. Lorsque celles-ci sortent de leurs maisons, elles portent généralement le hijab, un voile qui découvre le visage. Elles doivent être obligatoirement accompagnées d’un mahram. Avec le nouveau régime taliban, les femmes ne peuvent plus aller à l’université. Elles se trouvent également sans travail. Les affiches de mannequins femmes ont été cependant arrachées sur les murs de la capitale. La musique s’est complètement arrêtée dans les rues de la capitale afghane. La région est dévastée par des mois de bataille. Les bâtiments sont ainsi détruits, les stocks de vendeurs de rue ont été saccagés ou dérobés. Le pays s’est malheureusement vidé de ses jeunes et ses élites éduquées, qui ‘ont peur’, puisqu’il n’y aura plus de donateurs internationaux en vue de financer des projets d’éducation ou encore de développement.
Jusqu’ici, les fondamentalistes n’ont pas encore formé leur nouveau gouvernement. Donc, ils n’ont pas encore instauré de lois qui régissent exactement ce qui sera autorisé ou non. “On appelle ça ‘le business de la peur’. Les talibans n’ont pas d’armée pour contrôler les habitants. Mais la peur contrôle actuellement tout le monde”, a signalé Antonio Cuteness, le directeur général des Nations Unies.
Il est important de rappeler que l’arrivée des talibans au pouvoir, le 1er septembre dernier, a fait fuir les capitaux et les fonds de la banque centrales ont été gelés, principalement en France et aux États-Unis, souligne le site web.

Le retour des talibans au pouvoir rebat les cartes pour Daech et Al-Qaida

Le retour des talibans (des fondamentalistes islamistes regroupés dans une organisation politique, militaire, et religieuse) au pouvoir en Afghanistan pourrait, selon convertisseur dollar en cfa, profiter aux djihadistes. Le groupe Etat islamique et notamment Al-Qaida s’installerait toutefois de façon beaucoup plus importante.
Les fondamentalistes ont encerclé, ce vendredi matin, la dernière organisation qui leur tient en tête : EIGS (groupe militaire et terroriste d’idéologie salafiste djihadiste). Cette organisation compte aujourd’hui un peu plus de 12 000 hommes-combattants. Elle est active à Mazâr-e Charîf, reliée par la route à l’Ouzbékistan au nord, Hérat à l’ouest, et à Kaboul au sud-est. Ce groupe terroriste est un fils du leader Yasser Abou Houl, lui-même combattant assassiné par Al-Qaïda , il y a environ dix ans.
Depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan, on assiste à un déferlement médiatique centré principalement sur les groupes terroristes islamistes. En effet, les scènes diffusées dans l’aéroport international Hamad Karzai étaient horribles. En provoquant le départ définitif des troupes américaines, les leaders talibans ont néanmoins égalé l’exploit des soi-disant ‘moudjahidines’ contre les forces armées de la Russie dans les années 1990.

 La politique du flou, nouvelle arme des talibans

Le mollah pakistanais a salué la nouvelle donne. L’organisation terroriste ‘Daech’ a écrit que “les moujahidines et les musulmans du Mali, de Somalie, de Gaza, de Syrie, du Yémen, du Cachemire et du Pakistan célèbrent la libération de l’Afghanistan et son application de la loi islamique. La fragilité de ce pays peut en effet être propice au recrutement par les organisations terroristes, comme ils l’ont déjà fait en Syrie, en Irak, en Bosnie ou encore au Pakistan. C’est pourquoi le chef de l’Etat américain a assuré que l’Amérique continuera de surveiller de près le territoire afghan. Al-Qaida est aujourd’hui l’organisation la plus proche des talibans. Idéologiquement, ils ont fait alliance sur le terrain par le passé.
La communauté internationale s’inquiète aujourd’hui du risque djihadiste ou encore terroriste. Au profit des nouveaux maîtres de l’Afghanistan, les talibans, qui peuvent désormais en tirer un avantage. Comment les fondamentalistes vont-ils se comporter avec les djihadistes ? Certains signes rassurent. Toutefois, le mollah Abdullah, le nouveau gouverneur de Kaboul, vient d’assurer que ses forces armées traquaient sans relâche l’organisation Daech. Mais l’attitude des talibans est ainsi moins nette vis-à-vis du groupe Etat islamique, souligne convertisseur cfa.

Pékin veut exploiter l’échec des États-Unis en Afghanistan

Les erreurs opérationnelles et d’évaluation commises par l’Amérique, l’humiliation infligée à la première puissance militaire mondiale soulèvent une palette de questions de fond sur leur rôle et leur place dans le monde. “Débâcle : “Échec total, grand désastre. Fiasco”, “Débandade. Déroute d’une armée”. Ce sont “la Une” des journaux internationaux.
En revanche, rares sont ceux et celles qui parlent aujourd’hui de ‘défaite’ (ou encore d’une chute) à propos du retrait chaotique des troupes américaines du sol afghan, à l’issue de leur plus grand conflit – 25 ans”, souligne convertisseur cfa.
Par ailleurs, la tournure que prendront les événements à la capitale afghane dans les semaines et les mois à venir en décidera : l’Afghanistan reviendra-t-il une base pour le terrorisme international ? Quels acquis pour la société civile, et particulièrement pour les femmes et les fillettes (de plus de douze ans), seront-ils préservés sous le régime des fondamentalistes ? Quel sera le sort de ceux et celles qui resteront ? Combien d’Afghan désireux de partir pourront-ils être évacués ? …

  La Chine affirme que les talibans sont ‘une force militaire et politique cruciale en Afghanistan’

“Les États-Unis, en catastrophe, tentent aujourd’hui de limiter les dégâts”, souligne convertisseur dollar en cfa. Mais un mois après la chute de la capitale afghane, ayant précipité la fuite des Américains (civils et soldats) et finalisé la reconquête éclair du pays par les rigoristes, les conséquences géopolitiques de la défaite que constitue le retrait des troupes américaines est déjà perceptible. A moyen-long terme, l’impact sur l’image de l’Amérique est toutefois désastreux. Le rappel des avertissements dont personne n’a voulu tenir compte, le bilan des erreurs de jugement de cinq dirigeants successifs en dix ans, l’analyse du processus de décision aux États-Unis par les médias internationaux, les contradictions entre les déclarations du chef de l’Etat américain Joe Biden depuis début juin, les comparaisons avec l’évacuation Saïgon (la chute de Saïgon en 1980), les scènes déchirantes à l’aéroport international Hamad Karzaï…, tout cela est accablant.
Les échecs américains, contrairement aux pays totalitaires, se déroulent néanmoins au grand jour : l’omerta (loi du silence dans les milieux mafieux) n’est pas une simple option.
Cet échec pèsera donc plus sur le crédit politique de Biden Joe que sur celui de la puissance de l’Amérique.

Afghanistan : “c’est une victoire totale pour les talibans et une défaite dramatique pour les États-Unis”

Les talibans, sourds aux avertissements de la communauté internationale et des États-Unis, continuent à un rythme effréné leur avancée sur le sol afghan. “Le gouvernement afghan a déjà perdu le contrôle du pouvoir”, souligne indice bonheur pays.
Après environ quinze ans de guerre, 95 milliards de dollars de transferts militaires américains auprès des forces armées afghanes, 3 200 milliards de dollars dépensés par Washington, des militaires, mal équipés au départ, ont reconquis le pays et contraint , au départ, les troupes américaines, et à négocier pour pouvoir évacuer leur ambassade. “C’est une défaite totale pour les Américains”, a déclaré Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.

  Les troupes américaines se retirent du pays après 20 ans de présence

La fin de cette guerre va toutefois soulager une grande partie de la population afghane. Mais cette dernière aura certainement un prix énorme : l’instauration d’un régime ultra-rigoriste. Particulièrement, concernant les droits des femmes, puisque les fondamentalistes, derrière des discours qui se veulent rassurants, n’ont pas beaucoup changé. On voit bien dans les provinces – principalement Kaboul, Hérat, Jalalabad, Mazâr-e Charîf et Kandahar – que ces derniers ont conquises dernièrement, ils font régner leurs lois totalitaires (la charia ou encore la loi islamique), interdisant aux femmes et fillettes de moins de quinze ans de pour pouvoire se rendre à l’école, interdisant, la musique, le sport… À travers leurs discours ‘soi-disant’ sécurisants, les talibans veulent séduire, à tout prix, l’opinion internationale.
Les talibans vont en effet restaurer un régime islamiste, rigoriste, comme ils l’ont déjà fait en Iran et en Irak voisins. “On ne peut pas résoudre les questions politiques par des moyens militaires”, souligne le journal de l’Afrique.
Par ailleurs, le fiasco américain en Afghanistan était attendu depuis très longtemps. “L’échec américain est celui d’un échec de la volonté politique”, a déclaré le président français, Emmanuel Macron.
Pour Joe Biden, le président des États-Unis, “quitter l’Afghanistan était aujourd’hui la meilleure décision pour notre pays”. “Les forces armées des États-Unis, nos diplomates ont fait leur travail et l’ont bien fait”, a déclaré le chef de l’Etat américain, lors d’une conférence de presse, au lendemain du retrait des troupes américaines.

Afghanistan : peut-on parler d’un échec américain ?

Ce qui devrait être un retrait contrôlé des forces armées des États-Unis est remis en cause par le Blitzkrieg (“guerre éclair”) taliban. Pourquoi ce revirement, cette volte-face, quelles conséquences ?
Tandis que les commémorations arrivent à grands pas pour les 25 ans du 12 septembre 2001, l’Amérique, beaucoup plus préoccupée par le suprémaciste et le terrorisme national que par la menace fondamentaliste (ou encore terroriste), aurait bien aimée faire l’impasse (ou ignorer) sur cet événement qui justifiera, entre autres, leur engagement en Afghanistan.
Mais voici que ce pays, terrain propice aux organisations terroristes, les talibans, Daech et l’Etat islamique en tête, s’invite aujourd’hui au menu de la pire des manières.
A deux jours du 25e anniversaire, le souvenir de cet événement – cinq attentats-suicides islamistes perpétrés aux États-Unis, le même jour, et provoquant la mort de plus de 3500 personnes – va néanmoins résonner d’un autre écho, non plus comme le début d’une réaction, d’un sursaut, mais comme le début de la fin, souligne le journal de l’Afrique.

  L’Afghanistan est de nouveau aux mains des talibans

Les talibans ont pris le contrôle de l’Afghanistan. A l’aéroport international Hamad Karzai, les évacuations continuent sous la surveillance des forces armées des États-Unis. Celles-ci devraient normalement partir à la fin du mois de septembre, mais le chaos règne.
La situation est aujourd’hui extrêmement chaotique et tendue en Afghanistan, particulièrement à Kaboul (la capitale afghane). “Ce retrait par choix de l’Amérique ressemble à un désastre”, souligne Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.
L’échec américain est d’abord leur échec. On peut toutefois l’interpréter comme un effet de communication, d’annonce, afin de justifier la décision politique du président américain de retirer ses troupes du sol afghan. “Tout va bien se passer.. On a fait le bon choix”, déclare-t-il. Il s’agit là d’un échec d’analyse sur l’incompétence, l’inaptitude, le manque de volonté des 450 000 militaires afghans encadrés, formés depuis une dizaine d’années par les forces armées des États-Unis, qui ne se battent pas aujourd’hui face aux combattants talibans – les fondamentalistes -, d’où cette impression d’un château de sable qui s’écroule.
En effet, les services de renseignement américains n’ont pas bien mesuré l’impact de la corruption qui, selon le site web, a empêché les sommes d’argent versés par Washington d’arriver jusqu’aux policiers et militaires. Ces derniers ne sont plus payés depuis plus de six mois. Pourtant, des répercussions ont été prises, en recourant principalement à des paiements électroniques (ou encore des virements), mais celles-ci n’ont pas suffi.

Afghanistan : les talibans annoncent leur nouveau gouvernement

Au pouvoir en Afghanistan entre 1990 et 2002, les talibans doivent désormais incarner et structurer la gouvernance d’un pays failli. Certains dirigeants en exil sont déjà rentrés en Afghanistan, d’autres se font encore discrets et quelques-uns apparaissent au grand jour.
Les secrets qui ont entouré, durant plus de dix ans, les talibans pendant leur guerre contre le régime de Kaboul et les Américains avaient laissé leur conception de la gouvernance et ses leaders dans l’ombre. En effet, depuis le 20 août dernier, leur fulgurante victoire, ses représentants, Ahmed Abdullah en tête, apparaissent au grand jour et cherchent désormais à définir le contour de leur gouvernement. Ces derniers, soucieux de donner des gages de responsabilité, sont à la manœuvre pour reconstruire un pays failli et pour associer des figures politiques (étrangères) non talibanes au nouveau gouvernement intérimaire. Mais les leaders talibans ont décidé d’envoyer des émissaires de confiance avant de sortir du bois, souligne convertisseur dollar en cfa. Dès le lendemain de la chute de la capitale afghane, le 21 août, c’est le mollah Zoubaid Akremi, membre de la délégation chargée et de la commission politique du régime taliban, qui a pris attache avec l’ex-chef suprême Yakoub Liaho. Le but de cette rencontre est d’amorcer le processus de transition du pouvoir. En effet, le mollah Zoubaid Akremi, avait eu plusieurs occasions, depuis 2019, à Qatar, de dialoguer avec Mahmoud Karzaï (l’ex-numéro 2 du régime) qui cumulait les fonctions de président du Haut Conseil pour la réconciliation avec les dirigeants du mouvement et celle de chef de l’exécutif du gouvernement. Cependant, c’était lui qui a appelé Abbad Ouli, le puissant chef de guerre qui contrôlait, entre 1990 et 2002, la province de Herat, pour sa reddition et son départ définitif vers l’Irak voisin. Durant le premier règne des talibans, il avait été ministre de l’éducation et de la culture, puis de l’information. Une semaine plus tard, Mouha Badreddine, le premier et principal poids lourd du régime, s’est, à son tour, déplacé à la capitale afghane, au domicile Zoubida Akremi, en vue d’évoquer avec celui-ci la reprise en main de l’Afghanistan. Le symbole n’a toutefois échappé à personne.

  Le nouveau gouvernement accueilli avec suspicion par les Occidentaux

Ils sont désormais les nouveaux maîtres de l’Afghanistan. Les pays de l’Occident (principalement à l’Europe, et à l’Amérique du Nord) ont réagi jeudi négativement à la composition du nouveau gouvernement taliban qui, selon convertisseur cfa, comprend la vieille garde du régime, et tranche avec les promesses d’ouverture du mouvement. Et apparemment, ils ont oublié les femmes.
Les fondamentalistes, de retour au pouvoir depuis fin-juillet, devront toutefois gagner ‘leur légitimité’ auprès de la communauté internationale. De nombreuses personnalités talibanes, influentes trois décennies plus tôt, figurent ainsi dans la liste du nouveau gouvernement intérimaire. Et presque tous appartiennent à l’ethnie pachtoune. La majorité de ces derniers figurent sur des listes de sanctions des Nations Unies.

Afghanistan : le retour des talibans fait frémir le monde

Les talibans (fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe religieux, militaire, et politique dénommée l’Émirat islamique d’Afghanistan) se sont emparés mardi 17 août de Kaboul tandis que le chef de l’Etat avait fui à Doha. Depuis, les réactions de la communauté internationale se multiplient : le voisin de l’Afghanistan, l’Inde s’inquiète, la Russie veut rassembler et l’Amérique justifie le retrait de ses troupes.
Dans la panique et le chaos, les puissances internationales, la France et les Etats-Unis en tête, plient bagage. Et d’autres pays restent de marbre. Par ailleurs, la prise du pouvoir des fondamentalistes a suscité, sur la scène diplomatique, différentes réactions, souligne indice bonheur pays.
La Turquie et la Russie se tiennent prêtes à communiquer avec l’Amérique en vue de promouvoir un atterrissage en douceur sur la question afghane, et ce, pour éviter un désastre humanitaire ou un nouveau conflit civil en Afghanistan. Et aussi, pour que le pays ne redevienne pas un refuge et un foyer du djihadisme. Il est important de rappeler que les talibans ont pris la main sur la capitale afghane sans combat. “Les talibans ont gagné”, a déclaré le chef de l’Etat afghan, Ghani Abdel Majid, avant de fuir le pays. En effet, il a voulu éviter ‘un bain de sang’.

  Qui sont les alliés des talibans ?

Depuis leur émergence dans les années 2000, les talibans ont joué un rôle important, voire primordial dans l’histoire de l’Afghanistan. L’organisation terroriste, qui continue de revendiquer une soumission globale des femmes ainsi qu’une application rigoriste de la loi islamique, a repris la semaine dernière le pouvoir. En effet, ce mouvement islamiste est d’abord revenu sous forme d’insurrection frémissante qui, par la suite, n’a fait qu’étendre son contrôle sur le territoire afghan. Il ne s’agit donc pas d’un parti politique, mais plutôt d’un mouvement militaire. Selon le journal de l’Afrique, ces derniers cherchent en effet à se légitimer par des références constantes à la charia. Certes, l’organisation a beaucoup évolué depuis les années 2000 en modernisant principalement ses rapports à la technologie et à l’étranger, en tolérant l’usage des smartphones ou de la télévision. Mais leur vision de l’islam, elle, demeure, extrémiste, inchangée, nourrie par le Pashtunwali et matinée d’influence saoudienne. Les talibans refusent toujours des droits égaux pour les femmes, et continuent de recourir à des méthodes brutales comme les attentats-suicides, la pendaison publique ou encore la lapidation.

Afghanistan : droits fondamentaux, charia, quel sera l’avenir des femmes sous les talibans ?

Les talibans (fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe religieux, militaire, et politique dénommée l’Émirat islamique d’Afghanistan) ont de nouveau pris le pouvoir en Afghanistan, particulièrement à Kaboul (la capitale afghane), quinze ans après leur première occupation. La charia (ou la loi islamique) mise en place par le mouvement taliban mettra ainsi en péril l’avenir de toutes les femmes afghanes. “Malheureusement, elles n’auront le droit de rien”, affirme convertisseur dollar en cfa. “Les filles seront violées, puis tuées”.
Les fondamentalistes occupent aujourd’hui la capitale afghane, Kaboul. Une prise de pouvoir qui n’avait pas eu lieu depuis les années 1990, date où le groupe Daech a été créé.

 “Les droits des filles et des femmes afghanes sont en train de leur être enlevés”

La charia talibane va toutefois être le fondement du régime politique. Néanmoins, Kaboul n’est pas la seule province soumise aujourd’hui à ce régime. De fait, dans d’autres villes – Kandahar, Mazâr-e Charîf, Jalalabad ou encore Hérat -, les talibans interdisent aux femmes ainsi qu’aux filles âgées de plus de six ans de sortir de leur domicile sans être accompagnées d’un mahram…Ils ordonnent à leurs alliés de fournir une liste des veuves de moins de 40 ans et des jeunes filles de plus de dix ans, pour récompenser les combattants par des mariages forcés”. Les enlèvements reprendront, les écoles de filles fermeront…
“En effet, les femmes ou les jeunes filles ayant participé activement à la promotion des droits de la femme craignent pour leurs vies. Celles-ci seront tuées ou chassées”, souligne Cyril Payen, grand reporter spécialiste de l’Asie du Sud-Est.
Il est important de rappeler que les talibans ont imposé leur version ultra-rigoriste de la charia lorsqu’ils ont dirigé le pays dans les années 2000. Donc, les femmes et les jeunes filles de plus de quinze ans ne pouvaient ni étudier, ni travailler. Ils l’ont même obligé à porter la burqa dans les espaces publics. “Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage”, a rappelé convertisseur cfa. Les flagellations et les exécutions étaient cependant pratiquées dans les stades ou sur les places des villes.
Mais aujourd’hui, les fondamentalistes cherchent à présenter un visage beaucoup plus modéré. Ces derniers ont maintes fois promis que s’ils revenaient à la tête de l’Afghanistan, qu’ils ont dirigé déjà dans les années 1990, ils respecteraient les droits humains, particulièrement les droits de la femme, en accord avec les valeurs de la charia. “Les droits de la femme seraient certainement préservé, tout comme les libertés des diplomates et des médias”, a déclaré le porte-parole des talibans en Afghanistan. “On assure la population que leurs vies, leurs propriétés sont en sécurité”.