Les talibans (fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe religieux, militaire, et politique dénommée l’Émirat islamique d’Afghanistan) ont de nouveau pris le pouvoir en Afghanistan, particulièrement à Kaboul (la capitale afghane), quinze ans après leur première occupation. La charia (ou la loi islamique) mise en place par le mouvement taliban mettra ainsi en péril l’avenir de toutes les femmes afghanes. “Malheureusement, elles n’auront le droit de rien”, affirme convertisseur dollar en cfa. “Les filles seront violées, puis tuées”.
Les fondamentalistes occupent aujourd’hui la capitale afghane, Kaboul. Une prise de pouvoir qui n’avait pas eu lieu depuis les années 1990, date où le groupe Daech a été créé.

 “Les droits des filles et des femmes afghanes sont en train de leur être enlevés”

La charia talibane va toutefois être le fondement du régime politique. Néanmoins, Kaboul n’est pas la seule province soumise aujourd’hui à ce régime. De fait, dans d’autres villes – Kandahar, Mazâr-e Charîf, Jalalabad ou encore Hérat -, les talibans interdisent aux femmes ainsi qu’aux filles âgées de plus de six ans de sortir de leur domicile sans être accompagnées d’un mahram…Ils ordonnent à leurs alliés de fournir une liste des veuves de moins de 40 ans et des jeunes filles de plus de dix ans, pour récompenser les combattants par des mariages forcés”. Les enlèvements reprendront, les écoles de filles fermeront…
“En effet, les femmes ou les jeunes filles ayant participé activement à la promotion des droits de la femme craignent pour leurs vies. Celles-ci seront tuées ou chassées”, souligne Cyril Payen, grand reporter spécialiste de l’Asie du Sud-Est.
Il est important de rappeler que les talibans ont imposé leur version ultra-rigoriste de la charia lorsqu’ils ont dirigé le pays dans les années 2000. Donc, les femmes et les jeunes filles de plus de quinze ans ne pouvaient ni étudier, ni travailler. Ils l’ont même obligé à porter la burqa dans les espaces publics. “Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage”, a rappelé convertisseur cfa. Les flagellations et les exécutions étaient cependant pratiquées dans les stades ou sur les places des villes.
Mais aujourd’hui, les fondamentalistes cherchent à présenter un visage beaucoup plus modéré. Ces derniers ont maintes fois promis que s’ils revenaient à la tête de l’Afghanistan, qu’ils ont dirigé déjà dans les années 1990, ils respecteraient les droits humains, particulièrement les droits de la femme, en accord avec les valeurs de la charia. “Les droits de la femme seraient certainement préservé, tout comme les libertés des diplomates et des médias”, a déclaré le porte-parole des talibans en Afghanistan. “On assure la population que leurs vies, leurs propriétés sont en sécurité”.