Malgré leurs promesses, les talibans (fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe religieux, militaire, et politique dénommée l’Émirat islamique d’Afghanistan) intensifient leurs recherches des personnes et des journalistes ayant travaillé pour l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) ou pour les États-Unis. “Les incidents se multiplient”, a ajouté le journal de l’Afrique.
Depuis la prise de contrôle de l’Afghanistan, particulièrement de Kaboul, par les ‘soi-disant’ islamistes ‘talibans’, les douloureux souvenirs du régime de Oussama Ben Laden (un djihadiste saoudien) qui appliquant, dans les années 2000, strictement ‘la charia’ remontent. En effet, ce sont les journalistes qui sont de plus en plus inquiets de la dégradation de la situation dans le pays. Les combattants djihadistes à la recherche d’une journaliste travaillant pour ‘Le Monde’ ont tué par balle deux membres de sa famille (sa mère et son frère) et en ont blessé d’autres en Afghanistan. L’identité de cette journaliste n’a pas encore été précisée. “L’assassinat d’un proche de l’un de nos journalistes par les talibans illustre toutefois le vif danger dans lequel tous nos éditeurs et leurs familles à Kaboul se trouvent”, a commenté Marie-Christine Saragosse, la présidente-directrice général du média français ‘Le Monde’. “Il est ainsi évident que les combattants membres du mouvement taliban à Kaboul effectuent des opérations organisées à la recherche de diplomates et journalistes”, ajoute-t-elle.

   Les talibans au pouvoir : quel avenir pour les femmes ?

Avec l’arrivée des talibans au pouvoir, tous les progrès réalisés ces dix dernières années en matière de libertés en Afghanistan sont toutefois menacés. Il est à noter que les femmes avaient perdu tous leurs droits (droit au travail, droit à revenu égal, droit de vote, droit de propriété et autres droits fonciers, droit à la liberté de mouvements, droit à l’éducation, droit à la sécurité, etc.), lors du précédent règne des talibans entre juin 1995 et avril 2002. Faut-il craindre un retour à la situation des années 2000 ?
Quand ils ont dirigé l’Afghanistan dans les années 2000, les fondamentalistes avaient imposé leur version ultra-rigoriste de la charia. En effet, les femmes ne pouvaient ni étudier ni travailler. En public, le port du niqab était ainsi obligatoire et elles ne pouvaient quitter leurs maisons qu’accompagnées de leurs maris, leurs frères ou leurs pères. Les exécutions et les flagellations étaient pratiquées dans les stades et sur les places des villes, souligne indice bonheur pays.