De retour à la tête de l’Afghanistan après avoir été écartés pendant une vingtaine d’années, les talibans (des fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe militaire, politique et religieuse, surnommé l’Émirat islamique d’Afghanistan) ont promis de faire appliquer la loi islamique. En effet, les fondamentalistes sont connus pour leur interprétation instransigeante et stricte de l’islam. Leur retour au pouvoir en Afghanistan fait toutefois craindre la réinstauration ultra-radicale de la charia ou encore de la loi islamique.
Le principal porte-parole du mouvement taliban, Khaled Ben Zakar, a dévoilé samedi matin les principaux ministres qui formeront désormais le nouveau gouvernement. “Cependant, aucun détail sur leur nouveau programme politique n’a été dévoilé, à part la promesse de réinstaurer une version ultra-rigoriste de la loi islamique”, souligne le convertisseur dollar en cfa.

   Quelle vie sous le régime des talibans ?

En effet, la charia, connue aussi sous le nom de la loi islamique, est une sorte de code de conduite fixant un ensemble de sanctions, de châtiments, d’interdits, de règles, de devoirs ou encore de droits. Si la charia est basée principalement sur la ‘Sunnah’ (désignant les pratiques et la tradition du prophète Mahomet, et constituant un modèle à suivre pour la plupart des musulmans), elle n’est pas vraiment codifiée dans un document, d’où des interprétations variées selon les régions. Les affaires judiciaires, les infractions pénales, l’héritage, les transactions financières, les règles alimentaires, la tenue vestimentaire et le droit de la famille font cependant partie des aspects de la vie des musulmans régis par la loi islamique. Ainsi, on ne peut que se retourner vers le passé pour avoir une idée à quoi ressemble la vie sous le régime des fondamentalistes.
Quand ces derniers étaient au pouvoir dans les années 1990, ils avaient strictement interdit la télévision, la photographie, la musique et les jeux. Les femmes et les filles de plus de dix ans n’étaient pas autorisées ni à étudier ni à travailler. Elles avaient l’obligation de porter la burqa. Elles ne pouvaient même pas sortir dans les rues sans être accompagnées d’un mahram.
“Les personnes accusées d’adultère, tout comme les meurtriers et les voleurs, étaient exécutées en public. L’homosexualité, la consommation d’alcool ou le vol était également strictement interdis et punis. Deux décennies plus tard, c’est encore le statut et le sort des femmes et des filles qui inquiètent le monde tout comme la liberté de la presse et l’exécution de peines sévères”, a précisé le convertisseur cfa.