Le mouvement fondamentaliste est devenu aujourd’hui un enjeu de taille dans les relations internationales. Le terrorisme ou l’islam radical devient donc le premier problème de sécurité des pays au XXIe siècle. De Daech (ou encore l’Etat islamique) aux terroristes d’Al-Qaïda, en passant par le Hamas ou les talibans, leur menace dans les territoires ciblés passe ainsi par des attaques visant les populations civiles autant que les forces de l’ordre. Fusillades avec plusieurs djihadistes, véhicules piégés, bombes, attentats meurtriers de kamikazes… : le but principal de ceux-ci est de semer la peur, souvent à des fins idéologiques ou encore religieuses, souligne le journal de l’Afrique.
L’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al Thani, a appelé ce vendredi matin les talibans, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, à dégager un “passage sûr” pour quitter le pays, deux semaines après le départ définitif des troupes américaines.
Il est important de rappeler que les États arabes du golf entretiennent depuis des années, des relations étroites avec les talibans. “J’espère qu’il n’y aura aucun obstacle (ou encore difficulté) pour qui que ce soit, que cela se déroulera en toute douceur et que ces engagements seront bien respectés dans un avenir proche lorsque l’aéroport international Hamad Karzai reprendra ses opérations”, a déclaré Tamim Ben Hamad Al Thani.

  Le chef de la diplomatie du Qatar rencontre les talibans

Le chef de la diplomatie du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avait demandé la semaine dernière au représentant du mouvement islamiste de s’engager dans la lutte contre ‘l’islam radical’ et de former un nouveau gouvernement ‘inclusif’ en Afghanistan après le retrait des troupes américaines du territoire. “On a souligné l’importance de la coopération des talibans dans ce domaine et l’importance de la coopération en vue de combattre l’islamisme radical”.
Le Qatar avait en effet joué un rôle primordial dans le processus de paix entre les talibans et le gouvernement afghan avant la prise, le 1er septembre dernier, du pouvoir par le mouvement islamiste. “Notre rôle principal est ainsi de les exhorter à former un nouveau gouvernement ‘inclusif’ comprenant toutes les parties”.
“Durant notre négociation avec les représentants du mouvement, il n’y a pas eu de réponse négative, ni positive. On espère aboutir à un consensus national. Notre pays continuera toutefois à ouvrir des canaux de communication avec l’ensemble des parties en Afghanistan”, a ajouté Tamim Ben Hamad Al Thani.
“Le Qatar encourage néanmoins les autres pays arabes comme occidentaux à poursuivre le dialogue”, souligne le site web.