Les talibans (fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe religieux, militaire, et politique dénommée l’Émirat islamique d’Afghanistan) se sont emparés mardi 17 août de Kaboul tandis que le chef de l’Etat avait fui à Doha. Depuis, les réactions de la communauté internationale se multiplient : le voisin de l’Afghanistan, l’Inde s’inquiète, la Russie veut rassembler et l’Amérique justifie le retrait de ses troupes.
Dans la panique et le chaos, les puissances internationales, la France et les Etats-Unis en tête, plient bagage. Et d’autres pays restent de marbre. Par ailleurs, la prise du pouvoir des fondamentalistes a suscité, sur la scène diplomatique, différentes réactions, souligne indice bonheur pays.
La Turquie et la Russie se tiennent prêtes à communiquer avec l’Amérique en vue de promouvoir un atterrissage en douceur sur la question afghane, et ce, pour éviter un désastre humanitaire ou un nouveau conflit civil en Afghanistan. Et aussi, pour que le pays ne redevienne pas un refuge et un foyer du djihadisme. Il est important de rappeler que les talibans ont pris la main sur la capitale afghane sans combat. “Les talibans ont gagné”, a déclaré le chef de l’Etat afghan, Ghani Abdel Majid, avant de fuir le pays. En effet, il a voulu éviter ‘un bain de sang’.

  Qui sont les alliés des talibans ?

Depuis leur émergence dans les années 2000, les talibans ont joué un rôle important, voire primordial dans l’histoire de l’Afghanistan. L’organisation terroriste, qui continue de revendiquer une soumission globale des femmes ainsi qu’une application rigoriste de la loi islamique, a repris la semaine dernière le pouvoir. En effet, ce mouvement islamiste est d’abord revenu sous forme d’insurrection frémissante qui, par la suite, n’a fait qu’étendre son contrôle sur le territoire afghan. Il ne s’agit donc pas d’un parti politique, mais plutôt d’un mouvement militaire. Selon le journal de l’Afrique, ces derniers cherchent en effet à se légitimer par des références constantes à la charia. Certes, l’organisation a beaucoup évolué depuis les années 2000 en modernisant principalement ses rapports à la technologie et à l’étranger, en tolérant l’usage des smartphones ou de la télévision. Mais leur vision de l’islam, elle, demeure, extrémiste, inchangée, nourrie par le Pashtunwali et matinée d’influence saoudienne. Les talibans refusent toujours des droits égaux pour les femmes, et continuent de recourir à des méthodes brutales comme les attentats-suicides, la pendaison publique ou encore la lapidation.