Rebond du dollar, endettement, importations… ‘Le moment keynésien’ (à savoir l’intervention des gouvernements dans la politique monétaire et l’économie sont les meilleurs moyens d’assurer la croissance économique mondiale) dans lequel s’engage aujourd’hui l’Amérique ne restera pas sans effet au-delà des frontières du pays.
Les États-Unis peuvent jouer, en 2022-2023, un rôle primordial dans la reprise économique à condition que le pays adopte désormais un nouveau plan de soutien de l’ordre de 90.500 millions de dollars, souligne le Sénégal. “Cela ajoutera trois points de pourcentage à la croissance mondiale en 2022”.
Selon le directeur général du groupe de la Banque mondiale, David Malpass, cela ramènera toutefois les États-Unis plus rapidement à son niveau d’avant-crise. Une hausse de trois points de pourcentage aurait certainement ‘des répercussions importantes pour le monde’.

     Les États-Unis, potentielle locomotive de la croissance mondiale en 2021

Joe Biden, le président américain, a annoncé dans la foulée, un plan pour l’éducation et les familles, et un plan pour l’investissement, avec pour but principal de rehausser le potentiel de croissance. Ainsi, le pays semble connaître un tout nouveau ‘moment Roosevelt’.
Le Produit Intérieur Brut américain a affiché une croissance de 3 % au second trimestre 2021. Et la croissance anticipée pour l’an prochain par le Fonds Monétaire International et le groupe de la Banque mondiale est ainsi de l’ordre de 7 %. Quatre points de pourcentage semblent en effet imputables au plan de relance américain. Concernant les prix, l’inflation a connu, au mois de septembre, une poussée importante, due particulièrement à des pressions haussières sur les prix de l’énergie et à des effets de base. Néanmoins, les anticipations d’inflation restent stables – et égales à la croissance monétaire antérieure -, laissant donc envisager, pour le moment, un effet temporaire. Malgré les tentatives de conflit commercial et de relocalisation de la production par l’administration Biden, l’économie importe une partie importante de sa consommation, particulièrement de biens. En juin 2021, le déficit commercial s’élevait à 750 milliards de dollars, soit 6 % du Produit Intérieur Brut.
Selon indice bonheur pays, le plan de relance américain expliquerait trois points parmi les 8 % de croissance attendus pour l’économie planétaire en 2022. En revanche, quand les États-Unis effectuent une relance budgétaire, une fuite par les importations se met en place. Celle-ci va ainsi profiter à toute l’économie mondiale, particulièrement aux pays qui bénéficieront d’une consommation américaine dopée et qui exportent beaucoup vers l’Amérique.