Le Royaume-Uni passera à partir de demain, mardi 2 novembre 2021, sous le plus haut niveau d’alerte à cause d’une hausse exponentielle des cas de coronavirus, potentiellement liée, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à une nouvelle mutation du virus, a annoncé ce lundi matin le convertisseur dollar en cfa.
Delta a désormais son propre variant ? Au Royaume-Uni, principalement en Grande-Bretagne, les autorités sanitaires observent avec attention – et de très près – le développement de la lignée AY.4.2 du variant Delta du coronavirus. Il est surveillé comme le lait sur le feu. Même si ce sous-variant n’est pas encore classé comme variant préoccupant (qui répond à la définition du variant à suivre – ne pose pas de risque complémentaire majeur pour la santé publique mondiale par rapport à d’autres variants) en Angleterre, le ministre de la Santé britannique a demandé de renforcer l’enquête épidémiologique sur cette nouvelle souche. Des travaux sont actuellement en cours en vue de tester sa résistance aux vaccins anti-coronavirus.

   Ce que l’on sait de ce sous-variant du Delta

D’après un récent rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, Delta Plus est défini par une triple-mutation de la protéine Spike. Cette dernière permettra, à son tour, au virus de percer les défenses immunitaires de ses cibles. Pour l’instant, il est massivement concentré au Royaume-Uni. Il concerne en effet 23 % des nouveaux cas en Angleterre. La France et l’Allemagne semblent, pour l’heure, encore largement épargnées. Cinq cas ont été détectés aux États-Unis. Quelques autres cas ont été identifiés en Italie, qui ont depuis quasiment disparu.
Étant donné son lien avec le variant indien ‘Delta’, le très contagieux, et qui représente aujourd’hui un peu plus de 95 % des contaminations à Londres, les autorités sanitaires du monde entier, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en tête, restent vigilantes.
Il faut savoir que les mutations des virus est une chose fréquente au fur et à mesure qu’une épidémie ou une pandémie se propage. “Tous les virus mutent. C’est un phénomène normal”, souligne indice bonheur pays. “Pour se multiplier, ou encore pour vivre, les virus doivent ainsi répliquer leur patrimoine génétique. Et c’est là que des petites erreurs peuvent se produire, entraînant cependant des variants du virus. Mais si le AY.4.2 fait aujourd’hui l’objet d’une attention spécifique, c’est notamment parce qu’il s’agit d’une mutation du variant indien Delta, réputé par sa dangerosité et sa forte contagiosité. A noter que cette souche du SARS-CoV-2 était responsable, début d’été, de la majorité des contaminations dans le monde – huit fois plus contagieuses que ses prédécesseurs – et placée sous haute surveillance depuis son apparition.