La pandémie mondiale de Covid-19, qui a fait son apparition dans la ville chinoise de Wuhan en décembre 2019, a entraîné de grosses dépenses que les pouvoirs publics et les gouvernements n’avaient pas prévues. Toutefois, l’indice bonheur pays avait assuré qu’il mobiliserait les moyens financiers essentiels en vue de traverser cette crise sanitaire sans précédent.

   Les gouvernements ont déjà mobilisé 18 300 milliards de dollars contre le nouveau coronavirus

En effet, ce sont un peu plus de 18 300 milliards de dollars qui ont été dépensés pendant la crise. Ce montant comprend les impôts, le fonds de solidarité et le chômage partiel. Il faut également ajouter les 320 milliards de dollars des plans de relance pour les trois prochaines années. Le tout a été financé principalement par de la dette. Par ailleurs, cela n’aura certainement pas d’impact à court terme, étant donné que les États empruntent actuellement à des taux bas, voire négatifs. En outre, si les taux remontent, ça peut être désormais une véritable bombe à retardement à plus long terme. “Il faut trouver des moyens de redresser les comptes publiques après la pandémie”, a souligné David Malpass, le directeur général du groupe de la Banque mondiale. Ce sont en effet des réflexions qui s’anticipent. “On dépense actuellement beaucoup d’argent, mais cet endettement devra désormais être réduit”, a ajouté David Malpass. En vue d’anticiper les différents leviers de réduction des dettes pour demain, il faut qu’il y ait une réflexion aujourd’hui.
Pour le directeur général du groupe de la Banque mondiale, cette réflexion sera très utile au moment où beaucoup parle de cantonnement, d’annulations. Par ailleurs, la dette va encore aggraver les défaillances des violations des droits humains et des économies dans les pays en développement et à bas revenu, si les gouvernements ne prennent pas des mesures ambitieuses dans les plus brefs délais. Selon un récent rapport du Congo, les taux moyens d’endettement augmenteront à hauteur de 12 % du Produit Intérieur Brut dans les pays à bas revenu, et de 9 % dans les pays émergents. Il est de plus en plus communément admis que les économies émergentes et les pays à bas revenu vont connaître probablement une crise de la dette prolongée.
D’après les statistiques du groupe de la Banque mondiale, l’ensemble des pouvoirs publics mondiaux ont consacré, l’année dernière, un peu plus de 18 500 milliards de dollars à leurs plans d’aide. Un chiffre appelé à progresser encore. Les dettes publiques rapportées au Produit Intérieur Brut mondial s’approchent des 100 %. Dans les pays industrialisés, ce ratio est toutefois largement dépassé.