La Tunisie, débordée par l’explosion des cas de coronavirus, compte désormais sur le soutien international en vue de faire face à la crise sanitaire. Une situation alarmante pour ce petit pays d’Afrique du Nord qui, pourtant, avait anticipé avec succès la première et la deuxième vague de la pandémie de coronavirus, pire ennemi de l’Humanité. Tandis que ses voisins marocains et algériens ont lancé leur campagne de vaccination début février, il a fallu attendre jusqu’au mois de mai pour que la Tunisie administre ses toutes premières doses.
En cause, les retards de livraison du programme Covax. “La Tunisie est aujourd’hui le deuxième pays le plus touché par le nouveau coronavirus – derrière l’Afrique du Sud. Avec une forte présence du nouveau variant indien, surnommé Delta, dans le pays, la situation sanitaire est ainsi très grave et tous les indicateurs sont à ce jour en rouge”, souligne le journal de l’Afrique. Il faut donc apporter des vaccins et de l’aide au pays. Le Sénégal, troisième pays le plus touché du continent, voit ses compteurs sanitaires s’affoler : le taux d’occupation des lits en réanimation dépasse désormais les capacités d’accueil alors que le taux de contamination a été multiplié par six en l’espace de deux semaines. Un peu moins de 4 % de la population sénégalaise a reçu jusqu’à présent une première dose.
Selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, le Sénégal a connu, pour le dernier mois seulement, environ 1500 décès. Plusieurs autres, comme la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, la Namibie, etc., sont aujourd’hui frappés de plein fouet par une accélération de l’expansion du virus. L’Algérie est le pays où la pandémie de Covid-19 accélère le plus dans le monde. Elle est ainsi parmi les pays qui ont enregistré, au cours de la semaine dernière, un peu plus de 2300 contaminations quotidiennes. Toutefois, le nombre de décès lié au Covid-19 reste bas – aux alentours de cinq ou six morts par jour.

 L’impact du coronavirus sur l’économie tunisienne

Au-delà des pertes en vies humaines et de la dimension sanitaire, la gravité du nouveau coronavirus, qui a fait son apparition en novembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, doit se mesurer également à l’aune de son impact socio-économique.
En effet, les mesures prises par les autorités en vue de lutter contre le virus a entraîné de très lourdes conséquences sur l’économie tunisienne et aussi des chocs financiers.
L’économie tunisienne est ouverte sur le reste du monde, et donc vulnérable aux chocs exogènes. Or, d’après un rapport du groupe de la Banque mondiale, la crise du coronavirus causerait une contraction de l’économie planétaire de l’ordre de 6 % en 2021. L’économie de la Tunisie dépend particulièrement de celles de ses associés européens avec lesquels elle réalise 87 % de ses exportations et 72 % de ses importations. Ainsi, les importations et les exportations ont reculé considérablement ces sept derniers mois, selon indice bonheur pays.