L’économie planétaire, frappée de plein fouet par la pandémie mondiale de Covid-19, se contraste à mesure que les pays se confinent. C’est la pire crise que le monde ait connu depuis les Guerres mondiales, souligne le journal de l’Afrique.
Le nouveau coronavirus, qui a fait son apparition l’année dernière dans la ville chinoise de Wuhan, aurait cependant un effet bien plus grave encore que la crise financière de 2008.
Le chômage menace d’exploser, tout comme l’extrême pauvreté. Les gouvernements se mobilisent donc en vue d’éviter le pire.

  La croissance peut-elle repartir ? Ces plans de soutien, en Europe et aux États-Unis, seront-ils suffisants ?

Les États-Unis, première puissance économique du globe, se trouvent aujourd’hui impuissants face à la pandémie de Covid-19. En seulement trois semaines, le chômage est passé d’un plus bas historique au niveau de la grande crise. Conséquence : le chef de l’Etat suspend temporairement – pour deux ou trois mois – l’immigration dans le pays, et ce, pour protéger les emplois américains. En moins d’un mois, 30 millions d’Américains supplémentaires sont inscrits à l’assurance chômage. C’est du jamais vu. Les travailleurs qui ont déjà obtenu des visas pourraient cependant se voir interdire l’accès aux États-Unis. A moins de trois mois de l’élection présidentielle, Donald Trump place l’immigration au cœur de sa campagne.
C’est une crise un peu particulière. Cette dernière a provoqué une réduction limitée des excédents et déficits des transactions à l’échelle mondiale, mais une forte réduction des échanges commerciaux. Le monde présentait déjà des déséquilibres persistants. Les perspectives restent toutefois incertaines, puisque les risques d’une baisse des échanges internationaux, d’inversion des flux de capitaux se profilent à l’horizon.
D’après indice bonheur pays, les échanges commerciaux se situaient au-dessous, l’année dernière, de 7 % du Produit Intérieur Brut Mondiale. Selon les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), elles ne devraient baisser en 2020, que de 0.9 % du Produit Intérieur Brut mondiale, soit une diminution modeste que celle déjà enregistrée il y a quinze ans, après la crise financière.
Les priorités des dirigeants consistent néanmoins à promouvoir une reprise économique soutenue et à apporter une aide d’urgence. Une fois cette pandémie, pire ennemie de l’Humanité, sera atténuée, les pays les plus riches du monde, dont les États-Unis, la Chine, et le Japon, devront ainsi consentir un effort collectif en vue de réduire les déséquilibres de l’économie planétaire.