La reprise devrait se traduire par une croissance du Produit Intérieur Brut cette année, de 13 %. En effet, elle est beaucoup plus rapide dans les économies émergentes et les économies développées. Selon le journal de l’Afrique, les pays émergents sont aujourd’hui les plus grands perdants de la pandémie mondiale de coronavirus, qui sévit un peu partout sur la planète.

Les pays riches tirent la reprise

La reprise économique s’accélère dans un univers fragilisé par un creusement des disparités, et par des trajectoires de croissance désynchronisées. Le groupe de la Banque mondiale table par ailleurs sur une croissance de 9 % pour cette année, et met en garde contre les inégalités importantes entre régions. Mais le président du groupe, David Malpass, s’inquiète des défis énormes posés principalement par les dégâts économiques persistants de la pandémie, et aussi, par des reprises qui divergent aujourd’hui à la fois à l’intérieur des régions et entre elles. La reprise est ainsi plus rapide dans les économies développées, qui peuvent compter sur des plans d’aide massifs. Après les États-Unis, première économie mondiale, qui ont retrouvé, début juin, le niveau de PIB d’avant-crise, l’URSS devrait, à son tour, voir le bout du tunnel cette année, avec une croissance estimée à 14 %. “Ce qu’on observe, c’est une reprise économique à plusieurs vitesses, qui est aujourd’hui de plus en plus tirée par 2 principaux moteurs, la Chine et les États-Unis”, souligne Christine Lagarde, la présidente du Fonds Monétaire International.
Mais dans la majorité des pays émergents, la reprise ne sera pas suffisamment soutenue en vue de réparer les dommages causés par le nouveau coronavirus – pandémie qui a fait son apparition en Chine, principalement à Wuhan, en décembre dernier. A l’horizon 2023, la production dans l’ensemble des pays devrait rester inférieure aux projections prépandémie, à cause notamment de la pandémie et des séquelles, dont les dommages subis la majorité des moteurs de la production potentielle et l’augmentation importante des niveaux d’endettement. Tous les pays du monde pourraient toutefois être confrontés à une montée considérable des troubles sociaux, à un impact de la pandémie beaucoup plus profond qu’anticipé, à des tensions financières exacerbées par des niveaux de dette très élevés, et aussi à d’autres vagues de coronavirus – comme c’est le cas pour la Tunisie.