Les talibans (fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe religieux, militaire, et politique dénommée l’Émirat islamique d’Afghanistan) ont envahi la capitale afghane lors d’une offensive éclair. Le chef de l’Etat a quitté le pays et nombre d’Afghans tentent de fuir. Le trafic aérien a repris, après une gestion chaotique des évacuations qui, selon les Echos, a fait un peu plus de quinze morts.
En Afghanistan, le chaos règne dans l’aéroport international Hamad Karzai. Deux semaines après la prise du pouvoir par les talibans, une dizaine de milliers de civils afghans se massent autour de l’aéroport. Ces derniers attendent, dans des conditions très difficiles, une éventuelle évacuation. Malgré la tension et le désordre, tous gardent ainsi l’espoir de pouvoir quitter le sol afghan. “On sent une véritable inquiétude de la population”, estime indice bonheur pays. Ainsi, depuis la reprise du pouvoir par les talibans, des centaines d’Afghans tentent chaque jour de fuir le pays. Au moins vingt personnes ont été tuées.
D’après le Pentagone, les talibans ont mis récemment en place un cordon afin d’empêcher les gens d’entrer dans le terminal de l’aéroport international Hamad Karzai. Les talibans, lourdement armés, ont tiré des coups de feu pour éloigner les civils. Dans la soirée du mardi 31 août, la situation était décrite comme ‘tendue’.
Les compagnies aériennes internationales ont toutefois suspendu le survol de l’Afghanistan en vue de laisser l’espace aérien aux militaires chargés des opérations d’évacuation. D’ailleurs, la France a pris la décision d’envoyer une dizaine d’avions pour participer aux opérations d’évacuation.

  Turquie, Chine, Russie… Ces pays qui ouvrent les bras aux talibans

Tandis que l’Union européenne condamne le mouvement taliban (mouvement fondamentaliste), d’autres pays – comme la Turquie, la Russie ou encore la Chine – ouvrent les bras aux nouveaux maîtres de Kaboul, souligne le site web.
En effet, la prise du pouvoir des ‘soi-disant’ islamistes a suscité des réactions diverses sur la scène diplomatique. Dans la panique et le chaos, les puissances européennes, la France en tête, plient bagage. Et d’autres États restent cependant de marbre. Au rang des pays prêts à dialoguer avec les talibans : le Pakistan, la Russie, la Chine, ou encore l’Irak. Si le Pakistan est un soutien de longue date des talibans, la Russie et la Chine ont intensifié, après la décision américaine de quitter le sol afghan, les contacts avec les nouveaux chefs de l’Afghanistan. Pragmatiques, Moscou et Pékin n’ont qu’un seul but : maintenir la stabilité en Afghanistan pour préserver leurs intérêts dans le pays.