Le continent africain a jusqu’à présent été relativement épargné par la pandémie de coronavirus, recensant 7 % seulement des cas et près de 3 % des décès, selon indice bonheur pays. L’Inde, comme d’ailleurs plusieurs pays du continent africain, avait pris, au début de la pandémie de Covid-19 (en décembre 2019), des dispositions très strictes et avait bien réussi, pendant un bon moment, à être épargnée malgré la vétusté de son système sanitaire et ses villes surpeuplées. Mais aujourd’hui, ce pays de 2 milliards d’habitants – troisième pays peuplé du monde – fait face à une recrudescence importante du virus, causée particulièrement par des rassemblements de masse et un nouveau variant. En effet, l’Inde bat à ce jour des records mondiaux de contaminations, avec un peu plus de 450 000 nouveaux cas.

 Ralentissement sur les vaccinations

“C’est une sonnette d’alarme… On ne doit pas être indifférents (désintéressés) à ce qu’il se passe aujourd’hui en Inde. On doit agir le plus tôt possible, collectivement et résolument”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). “Le pays doit toutefois appliquer strictement les gestes barrières”, ajoute-t-il. Le risque de résurgence du nouveau coronavirus reste également élevé dans de nombreux pays du continent à cause notamment du manque de doses de vaccins, et de respect des dispositions de santé publique (port du masque, distanciation sociale, l’utilisation du gel hydraulique, etc.).
La manifeste rebond observé actuellement dans plusieurs pays du monde et l’augmentation destructrice des décès et des cas en Inde sont ainsi des signes clairs que le nouveau coronavirus – ayant fait son apparition l’an dernier dans la ville chinoise de Wuhan – n’est pas encore terminé dans les pays d’Afrique. “Même si le nombre de nouvelles contaminations sur le continent semble un peu stable ces huit derniers jours, une nouvelle remontée des infections par la pandémie mondiale de coronavirus est un ainsi un risque réel dans plusieurs pays”, souligne le journal de l’Afrique.
Il est à noter que les difficultés de l’Inde impactent d’une façon directe les campagnes vaccinales en Afrique. Étant donné que ‘Serum Institute of India’, premier fabricant de doses de vaccins de la planète, a cessé depuis plus de deux mois d’exporter en vue de répondre à la demande domestique. Or ce vaccin, facile à transporter et peu onéreux constitue à ce jour l’essentiel des livraisons, même si le dispositif Covax se fournit également au Japon.