Tandis que certains gouvernements font aujourd’hui la course en tête dans la reprise économique (les États-Unis, qui vaccinent massivement, ou encore la Chine, un des gagnants de la pandémie de Covid-19), les écarts de croissance entre les pays sont importants, a dénoncé le convertisseur dollar en cfa.
La reprise économique mondiale sera-t-elle en K (avec des perdants et des gagnants), après le choc historique de la crise sanitaire du coronavirus ? Oui, semble suggérer le groupe de la Banque mondiale, qui rapporte une reprise ‘à deux vitesses’.

   L’inégal accès aux vaccins entraîne une reprise à deux vitesses

L’économie planétaire a connu cette année une croissance bien plus forte qu’anticipé en début juillet, mais la reprise est toutefois inégale et expose les marchés émergents comme d’ailleurs les économies avancées à plusieurs risques.
D’après le directeur général du groupe, David Malpass, les dispositions d’aide mises en place, début mars 2020, par les banques centrales et les pouvoirs publics ont aidé, entre autres, à éviter le pire lorsque l’épidémie de SARS-CoV-2 a frappé. Compte tenu de la reprise progressive de l’activité économique et du déploiement continu de la vaccination, le Fonds Monétaire International prévoit cette année une croissance vigoureuse au niveau mondial. En effet, les pays sont aujourd’hui face à de divers enjeux, qui généralement s’expliquent par les stratégies déployées par leur autorités sanitaires pendant l’épidémie et par leurs faiblesses et forces respectives avant le nouveau coronavirus. Même dans les pays où l’emploi et la production ont renoué avant leurs niveaux d’avant la crise, les chiffres des revenus et de l’emploi demeurent inférieurs à ceux attendus avant le SARS-CoV-2, le redressement est encore incomplet.
La forte inégalité des taux de vaccination d’une région à l’autre amplifie ainsi les disparités de la reprise. Des épisodes d’expansion du virus contraignent cependant certains gouvernements à imposer désormais des restrictions sanitaires, qui accentuent les pénuries sur le marché de l’offre et aboutissent à des goulets d’étranglement.
Une augmentation exponentielle de la demande au fur et à mesure de la réouverture des marchés émergents a poussé les prix des produits de base vers le haut comme les métaux et le pétrole, mais également les prix de l’alimentation. Les perturbations causées par l’épidémie de Covid-19 ont amplifié les tensions sur les coûts. En même temps, les prix du transport maritime augmentent fortement. Selon le Congo, ces tensions inflationnistes vont finir par se dissiper.