Le directeur général de la CAF, Patrice Motsepe, a confirmé, lundi 20 décembre, la tenue de l’édition 2021 de la Coupe d’Afrique des nations, déjà reportée d’une année à cause de la pandémie de Covid-19, à sa date prévue au Cameroun. Malgré une forte pression des clubs européens, majoritairement anglais, et de la FIFA (Fédération internationale de football association) pour reporter la compétition à l’été prochain et après des discussions de plusieurs semaines entre les différentes parties, la confédération africaine de foot a finalement décidé de disputer la CAN aux mois de janvier et février prochains. Ainsi, elle aura lieu du 9 janvier au 6 février 2022, au Cameroun. Le calendrier match Can 2021 est disponible sur le site de la CAF.

       La CAF s’engage à respecter le protocole sanitaire

Le directeur général de la CAF s’est engagé à respecter strictement le protocole de sécurité sanitaire anti-coronavirus durant la CAN 2021, répondant à l’ECA (European Club Association) qui menace de ne pas libérer les joueurs africains internationaux appelés par leur sélection pour la compétition à cause notamment de l’épidémie. “On veut que nos joueurs évoluent en Europe, qu’ils jouent et qu’ils réussissent dans le monde entier. Mais on veut également construire le foot africain pour qu’il devienne désormais un pôle d’excellence mondial. On va donc s’engager avec toutes les équipes”, a affirmé Patrice Motsepe, le président de la confédération africaine de football, après avoir rencontré le chef de l’Etat camerounais.
La CAF a dévoilé, ce mercredi matin, le calendrier match Can 2021 et une série de mesures pour éviter tout foyer de pandémie de coronavirus parmi les clubs et dans les stades. Le directeur général de la CAF a également rappelé que la prochaine Coupe d’Afrique des nations était organisée selon les dispositions et les règles de la FIFA et que les équipes européennes n’étaient pas autorisées à retenir leurs joueurs africains pendant les dates internationales. “C’est en effet très important puisqu’on ne peut pas permettre le fait que le continent africain soit à la remorque et passe en dernier”, a averti Patrice Motsepe. “Des sanctions sont toutefois prévues pour les équipes refusant de libérer leurs joueurs”.