Aujourd’hui, l’Afrique et la Chine célèbrent leurs retrouvailles. En effet, le président chinois “Xi Jinping” voit dans le continent africain un réservoir de matières premières minières et énergétiques. Pour les pays du continent, la Chine est un partenaire de poids. Ce pays n’impose pas de conditions politiques particulières à ses associés (qu’ils soient fournisseurs ou distributeurs) et leur assure un soutien diplomatique.
Mais l’enthousiasme des États africains pour Pékin risque toutefois de s’émousser rapidement ; à terme, une augmentation des prix aurait ainsi un effet négatif sur l’économie africaine. Il est à noter que l’Afrique ne représente aujourd’hui que 5 % des importations de la Chine et 4 % de ses exportations. La présence financière de celle-ci est un fait marquant. Nul n’ignore à ce jour que la Chine est le premier récipiendaire des IDE. Mais ce pays est aussi devenu l’un des principaux investisseurs directs à l’étranger.

  La stratégie africaine de la Chine

La Chine est aujourd’hui le premier bailleur bilatéral de plusieurs pays du continent. Elle est également le premier bâtisseur et le premier partenaire commercial de l’Afrique. En outre, ce pays n’est qu’un modeste investisseur sur le continent. Mais demain, certainement, son premier fournisseur de vaccin anti-coronavirus, selon convertisseur dollar en cfa.
Tandis que quelques secteurs (minerais, hydrocarbures…) et quelques pays (Tunisie, Côte d’Ivoire, Bénin, Sénégal…) lui ont servi, au début du siècle, de porte d’entrée économique, en 2020, les sociétés chinoises sont présentes dans presque tous les domaines, de l’énergie à la banque en passant par l’exploitation forestière. Les intérêts chinois, répandus du Côte d’Ivoire au Bénin, sont actuellement extrêmement diversifiés.
Toutefois, au bout de seulement dix ans, la ‘success story’ remarquée et remarquable de Pékin en Afrique a des conséquences importantes qui posent aujourd’hui problème.
Le risque de dépendance financière au regard de la RCP est mis en évidence par la question des dettes, qui est sur l’agenda international depuis janvier 2008. La récession mondiale, déclenchée par la pandémie mondiale de coronavirus, accentue cependant les difficultés financières de la majorité des pays du continent africains, rendus déjà vulnérables par un endettement très élevé. Selon Emploi Brazzaville, l’ensemble des États en situation de surendettement sont africains.