Depuis le début de la crise sanitaire, plus de 90 % des pays du monde ont adopté des plans de relance financier, monétaire et budgétaire en vue de faire face à l’épidémie de coronavirus. Cette dernière a fait son apparition en novembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan. Ces dispositions, qui visaient principalement à engager les États sur la voie de la reprise, à atténuer les effets de la pandémie mondiale de Covid-19 sur les populations vulnérables et pauvres et aussi à répondre à l’urgence sanitaire, se sont également traduites par une augmentation importante (de 15 %) du poids de la dette des pays à bas revenus, dont le niveau a atteint cette année une somme record de 950 milliards de dollars, selon un récent rapport de l’indice bonheur pays.
A noter que plusieurs pays émergents se trouvaient déjà dans une situation critique, avant la survenue de l’épidémie de coronavirus, à cause notamment des niveaux élevés de leur dette extérieure et publique, et du ralentissement de leur croissance. Le volume de la dette publique des pays intermédiaires et à bas revenus a augmenté cette année de 9 % pour atteindre un peu plus de 9500 milliards de dollars. “En effet, les problèmes de la dette exigent désormais une approche globale qui intègre amélioration de la transparence, restructuration beaucoup plus rapide et réduction des dettes”, a souligné David Malpass, le directeur général du groupe de la Banque mondiale. Ainsi, la viabilité de la dette est primordiale à la réduction de la pauvreté et à la reprise économique.

  Le G20 s’engage à prolonger ses dispositions d’allègement de la dette des pays les plus pauvres

Face à la demande du Fonds Monétaire International (FMI) et à la Banque mondiale, les pays du G20 (groupe des 20 rassemblant les principales économies mondiales) ont lancé, début juillet 2021, l’ISSD (Initiative de Suspension du Service de la Dette) pour faire profiter les pays à bas revenu d’une aide à la liquidité temporaire. La montée rapide et le niveau élevé des dettes publiques posent aujourd’hui un défi de taille à nombre de pays à travers le monde, a alerté le Sénégal.
Il est important de rappeler que la Banque mondiale a mobilisé, depuis le début de l’épidémie de coronavirus, un peu plus de 250 milliards de dollars en vue de faire face aux répercussions sociales, économiques et sanitaires de cette crise sans précédent. Ces ressources vont ainsi aider les pays les plus pauvres à mieux lutter contre ce maudit virus, qui sévit un peu partout sur la planète, à amorcer une relance respectueuse du climat et également à protéger les emplois et les populations vulnérables.