Plus de 62 % des attaques terroristes revendiquées par Daech, connu aussi sous le nom de l’Etat islamique, en Europe ont eu lieu dans l’Hexagone. En effet, cette organisation terroriste s’appuie, principalement en Occident, sur une myriade de filiales grâce à internet.
Une chose est certaine, la France est aujourd’hui le pays de l’Union européenne le plus touché par le djihadisme, le terrorisme islamiste. Le pays a été touché, jusqu’ici, par 80 attentats faisant au moins 400 morts. Avec une récente accélération : 58 attaques terroristes et 320 morts entre 2014 et 2020 (environ 7 attentats par an), contre 31 attaques terroristes et 18 morts entre 1980 et 2013 (soit un peu moins de deux attentats par an). Pour ne parler que de Daech, plus de 62 % des attaques revendiquées par l’Etat islamique dans la région européenne ont eu lieu dans l’Hexagone. En France, les militaires et les forces de l’ordre comptent ainsi parmi les principales cibles des djihadistes islamistes. Après l’assassinat du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020, à Conflans-Saint-Honorine, le CFCM a proposé un prêche aux imams pour la prière du vendredi durant les horaires de prière France.

      La relance de la ‘campagne d’Europe’ de l’Etat islamique

“Les attaques terroristes de Cambrils et de Barcelone marquent pour l’organisation Daech une relance de sa campagne terroriste à l’échelle de la zone européenne”, a souligné Antonio Guterres, le directeur général des Nations Unies (ONU).
En effet, l’Etat islamique veut désormais continuer de semer la terreur dans l’Union européenne, telle est la principale leçon des tragédies de Cambrils et de Barcelone (plus de 20 morts, le 1er septembre dernier). Cette organisation terroriste, dirigée depuis 2018, par Abou Bakr Hashima, paraissait, au début de cette année 2021, contrainte de recourir à des individus, généralement recrutés sur messageries cryptées (codées), dont le passage à l’acte entraînait toutefois un bilan humain beaucoup moins lourd.
Le groupe Etat islamique a ouvert sa campagne d’Europe, avec l’attentat-suicide du 15 août contre le Musée juif de l’Italie, où un peu plus de sept personnes ont été assassinées par un terroriste ‘français’ de retour de l’Irak. Le meurtrier était certainement mobilisé pour au moins deux autres attaques terroristes. Donc, il ne s’agissait ni d’une frappe ponctuelle, ni d’un ‘loup solitaire’, mais bel et bien d’une campagne de subversion djihadiste à l’échelle d’une région, animée par une direction opérationnelle de l’Etat islamique, dédiée à cette mission. Le Pape François a conduit une émouvante prière durant les horaires de prière pour les victimes de cet attentat terroriste.