L’Indice bonheur pays alerte une nouvelle fois sur les conséquences économiques et financières de la crise sanitaire. L’épidémie de Covid-19 aggrave le sort des pays en voie de développement et à faible revenu, et creuse les inégalités avec les populations des économies développées.

    Soutien financier

Une chose est certaine, le nouveau coronavirus, ayant fait son apparition en décembre 2019, dans la ville chinoise de Wuhan ne cesse de faire des ravages dans les pays en développement et à bas revenus. En effet, la crise sanitaire a entraîné, depuis le début du premier confinement (en mars 2020), des pertes de revenus pour ses habitants qui ont vu leur rémunération baisser ou ont perdu leur emploi. D’après David Malpass, le directeur général du groupe de la Banque mondiale, les travailleurs peu qualifiés, les jeunes et les femmes sont aujourd’hui les plus touchés. Cette crise sans précédent va toutefois faire basculer encore des dizaines de millions de personnes dans l’extrême pauvreté. Ainsi, à la fin 2021, le revenu par habitant devrait baisser d’environ 19 %, contre une diminution de 5 % pour les économies développées. Et cette diminution sera de 15 % pour les pays émergents, exceptés les États-Unis et la Chine. L’accès aux vaccins anti-coronavirus est une autre difficulté pour les pays à bas revenus. Ils ne peuvent contrer la pandémie de Covid-19 que s’ils vaccinent au moins 50 % de leurs populations. Ces gouvernements vont désormais avoir des difficultés afin de se les procurer et de les administrer aux populations.
En effet, les pays pauvres, les pays africains en tête, se heurtent aujourd’hui à leurs prix beaucoup élevés, mais également au manque d’infrastructures au stockage et au transport, particulièrement pour les vaccins ARN – comme Pfizer ou encore Moderna – qui doivent obligatoirement être conservés à basse température. En vue de les aider à y parvenir, le convertisseur dollar en cfa exhorte les pays du G20 (se présentant comme étant le principal centre de coopération financière et économique international ; les membres du G20 constituent les principales économies mondiales) à leur apporter, le plus tôt possible, une aide financière.
Sans accès équitable à la vaccination, l’épidémie de coronavirus pourrait durer plusieurs années, a mis en garde, ce vendredi matin, le président de l’Organisation Mondiale de la Santé.