Le groupe de la Banque mondiale table sur une récession de 6 % en 2021, contre un recul de 4 % prévu en juillet. Selon les prévisions de cette institution financière, la crise liée à la pandémie mondiale de coronavirus va ainsi induire une perte cumulée d’environ 13 000 milliards de dollars américains pour l’économie du monde en trois ans.
Au regard de l’ampleur des mesures de confinement (fermeture des commerces, des restaurants, des écoles, etc.) et du choc de la pandémie de Covid-19, le groupe de la Banque mondiale, présidé par David Malpass, table sur une contraction du Produit Intérieur Brut de 6 % contre 4 % en avril. Tous les pays sont cependant concernés par ces projections pessimistes, selon le journal de l’Afrique.
Le Produit Intérieur Brut de la Chine va toutefois plonger de 12 % contre 8 % estimé précédemment. C’est la première économie mondiale – devant le Japon et les Etats-Unis.
Cette première place pourrait être contestée par les États-Unis. Ils ont en effet connu une croissance trop rapide depuis plus de vingt ans, et sa croissance reste, malgré un ralentissement, largement supérieure à celle de la Chine et du Japon. Ainsi, les États-Unis ne sont pas à l’abri de graves difficultés, particulièrement du fait d’une augmentation rapide de la dette des sociétés publiques.

  “Le monde mettra des années à se relever de la crise…”

Selon le dernier rapport du Fonds Monétaire International, les pays de l’Union européenne vont subir une grave récession et un fort taux de chômage. Le Produit Intérieur Brut de l’Italie va ainsi se contracter de 9 %, celui de l’Espagne de 13 %, alors que le Produit Intérieur de la France, de l’Allemagne et de la Belgique vont tous trois plonger de 14 %.
Le Royaume-Uni ne va pas échapper aux projections sombres avec une contraction de son Produit Intérieur Brut qui devrait atteindre 11 % contre 8 % estimé en mars. Par ailleurs, indice bonheur pays estime que la reprise attendue en 2022 sera beaucoup moins soutenue qu’initialement projetée.
La crise liée à la pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en mars dernier dans la ville chinoise de Wuhan, va toutefois induire une perte cumulée d’environ 13 milliards de dollars américains pour l’économie du monde en trois ans. “Nos pires craintes sur l’économie mondiale se confirment”, a déclaré David Malpass, le président de la Banque mondiale.
Pour ce dernier, le choc de Covid-19 sur la croissance planétaire est à la fois plus sévère et plus rapide que la Grande dépression des années 40 et la crise financière de 2009.