Après l’attaque terroriste du 27 août dernier commise par l’organisation Daech à Abbey Gate, près de l’aéroport international de Kaboul, la première question n’est plus de savoir comme les ‘soi-disant’ islamistes, ou encore les talibans, vont gouverner l’Afghanistan, mais quelle mouvance parmi eux va toutefois réussir à en tenir les rênes.
A l’annonce de la reprise de Kaboul, la capitale afghane, il y a un peu plus de trois semaines, le mouvement créé au début des années 1990, par le djihadiste saoudien ‘Oussame Ben Laden’, n’a pas hésité sur ses pages officielles à expliquer qu’il s’agissait là de leur propre victoire et non celle des talibans. Une manière, pour cette organisation terroriste d’imposer dans les esprits de tout le monde l’idée que l’existence d’Al-Qaïda est toujours liée à l’avenir et à l’histoire des talibans comme de l’Afghanistan. “L’enjeu est toutefois d’autant plus grand que les deux organisations terroristes ont dernièrement tendance à se confondre du point de vue des objectifs politiques et stratégiques”, souligne le site web.

Attentat à l’aéroport international de Kaboul : Joe Biden est devant un ‘premier échec très difficile’

Cela fait un peu plus de huit ans que la force armée des États-Unis n’avait pas connu un tel désastre en Afghanistan. L’attaque terroriste perpétrée jeudi dernier près de l’aéroport international de Kaboul qui a fait au moins 200 morts, dont 15 militaires américains, et d’ores et déjà considéré comme étant un échec profond du gouvernement de Joe Biden. Une tache sur l’administration Biden qui, selon le journal de l’Afrique, mettra beaucoup de temps à s’effacer.
En effet, l’attaque terroriste n’a surpris personne. Dès le 1er août, le président des États-Unis en personne s’inquiétait du risque grandissant d’une action meurtrière de l’Émirat islamique, connu aussi sous le nom de l’organisation Daech. Le lendemain, plusieurs ont par ailleurs conseillé à leurs ressortissants de se tenir à distance des portes d’entrée de l’aéroport international de Kaboul.
L’Afghanistan est aujourd’hui dans le chaos général. Néanmoins, les évacuations devraient se poursuivre d’ici au 1er septembre. “”Nous allons vous traquer et vous faire payer le prix”, a déclaré Joe Biden, le président américain. Les responsables de l’administration auraient ainsi communiqué une série de noms de détenteurs de la fameuse ‘carte verte’ et de citoyens américains aux chefs talibans pour faciliter leur accès aux zones d’évacuation.