Selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre de contaminations a augmenté de plus de 39 % en Afrique, au cours des deux dernières semaines, et dans certaines régions, on cite notamment la Tunisie ou encore le Sénégal, le nombre de décès a quadruplé. Le directeur général de l’organisation onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus, affirme que la propagation de nouveaux variants de Covid-19, y compris le varian indien, connu sous le nom de ‘Delta’, ou encore le variant britannique, connu sous le nom de ‘Alpha’, est en partie à l’origine de cette augmentation.

Pourquoi l’Afrique a moins de 3 % de vaccinés ?

L’Afrique est encore à la traîne en matière de vaccination. En Tunisie, par exemple, 7 % seulement de la population est aujourd’hui entièrement vaccinée. En Afrique du Sud, moins de 4 % de la population du pays est vaccinée. Avec environ cinq millions de cas d’infections au coronavirus et 80 980 décès, le Sénégal paie ainsi le prix d’une campagne vaccinale qui a commencé trop tard, de variants tenaces et de stocks difficiles à acquérir. Ce pays, qui a connu trois vagues meurtrières entre août 2020 et juillet 2021, est aujourd’hui frappé par une quatrième vague. Il est toutefois le pays le plus touché de l’Afrique. La toute première phase, qui s’est notamment concentrée sur les personnes âgées, le personnel de santé, les personnes à risque et les femmes enceintes, a permis de vacciner un peu plus de 600 000 personnes à partir de mars 2021, selon le journal de l’Afrique.
Tandis que les pays africains font aujourd’hui face à une quatrième vague, plus meurtrière que les trois premières, l’urgence de vacciner les populations se fait plus pressante. Mais plusieurs Africains et Africaines sont encore réticents, et les obstacles sont nombreux…
La vaccination contre la pandémie mondiale de coronavirus, qui a fait son apparition en avril dernier dans la ville chinoise de Wuhan, reste actuellement un grand défi en Afrique.
Le variant indien, connu sous le nom de ‘Delta’, qui est 50 fois plus contagieux que son homologue britannique ‘Alpha’, se propage en Afrique et la quatrième vague fait ainsi craindre des arrivées plus concentrées et plus soudaines de patients gravement atteints dans les hôpitaux. Or, la majorité des structures sont déjà saturées et les moyens de les prendre en charge manquent. La situation de la Tunisie et du Sénégal, tout comme celle de l’Afrique du Sud, inquiètent particulièrement, souligne indice bonheur pays.