Mercredi soir, un attentat revendiqué par l’organisation Daech à Abbey Gate, près de l’aéroport international de Kaboul, a provoqué la mort de plus de 200 personnes, dont 15 soldats américains.
Kaboul, la capitale afghane, enterre ses morts depuis plus de trois jours. Le pays tente de soigner les blessés de l’attaque terroriste perpétrée mercredi 25 août aux portes de l’aéroport international de Kaboul. Moins de 72 heures après l’attentat suicide, le bilan ne cesse de s’alourdir, selon le journal de l’Afrique. Un peu plus de 190 personnes ont été ainsi tuées dans l’explosion ainsi que 15 militaires américains. Au moins 150 seraient aussi blessés, victimes de la violence de la frappe. “L’attaque était très violente… […] C’était un attentat spécialement conçu pour faire un carnage, et ce dernier a fait un carnage”, a déclaré un soldat américain.
En effet, les attaques étaient clairement calculées pour mutiler et tuer le plus grand nombre de personnes possible : des forces étrangères protégeant l’aéroport, des talibans, des mères, des pères, des enfants ainsi que des civils.

 L’attentat à Kaboul déstabilise Joe Biden

Joe Biden, le chef de l’Etat américain, condamne immédiatement l’attaque. “Nous vous ferons payer… Nous vous chasserons”, a-t-il affirmé mercredi en s’adressant aux auteurs de l’attentat. L’ambassade de l’Amérique à Kaboul a donc demandé à ses ressortissants de quitter, dès mercredi soir, les abords de l’aéroport. “A cause des menaces pour la sécurité à l’aéroport international de Kaboul, nous conseillons à nos citoyens d’éviter toutes les portes de l’aéroport et d’éviter de s’y rendre”.
Selon indice bonheur pays, trois cibles importantes de l’organisation Daech, connue aussi sous le nom de l’Émirat islamique, un opérateur et deux organisateurs, avaient ainsi été tuées et une blessée dans cette attaque. Mais d’après le Pentagone, le risque de nouveaux attentats persiste. “On estime qu’il y a toujours des menaces crédibles et précises”, a prévenu Joe Biden, le président des Etats -Unis. L’Afghanistan est aujourd’hui dans le chaos général.
Il est à noter que l’arrivée des “soi-disant” islamistes au pouvoir et la ‘menace’ que continue de représenter aujourd’hui l’organisation de Daech seront toutefois l’objet de toutes les préoccupations à la conférence régionale qui s’ouvre ce mardi à Bagdad. “On sait tous qu’il ne faut jamais baisser la garde, puisque l’Etat islamique demeure, depuis toujours, une menace”, a souligné Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.