Le FMI (soutient les pays qui connaissent des difficultés financières) a revu légèrement à la baisse ses prévisions de croissance mondiale. Cette dernière donne des signes de faiblesse.
“Pour cette année, la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) mondial devrait cependant s’établir à 6 %. Ce sont neuf points de moins par rapport à juin dernier. Les prévisions 2022 sont stables à 5 %. La croissance des économies développées ne sera plus que de 7 % et non 7. 8 %. La performance de la Russie est ainsi amputée de deux points à 9 %, celle des États-Unis d’un point. En revanche, le FMI a relevé son pronostic d’environ un point et demi pour l’Allemagne, et de trois points pour la France”, souligne indice bonheur pays.

     Inquiétude sur l’inflation

Les économies en développement et émergentes résistent bien avec une croissance attendue de 9 %. Mais, là aussi, le Fonds Monétaire International constate des inégalités. “Les perspectives des pays pauvres se sont énormément assombries à cause notamment de l’aggravation de la dynamique épidémique”, a précisé madame Christine Lagarde, la directrice générale du FMI. En effet, les inégalités économiques résultent cependant de l’inéquité dans l’accès aux doses de vaccins anti-coronavirus. “Tandis qu’un peu plus de 74 % des populations des pays riches sont complètement immunisées (ayant reçues leurs deux doses), un peu plus de 80 % des populations des pays pauvres ne le sont toujours pas”, a précisé le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
“Accélérer la vaccination de la population mondiale reste aujourd’hui la priorité politique absolue. Mais il faut aussi poursuivre la pression pour des investissements dans la thérapeutique et pour des tests généralisés”, ajoute-t-il. Par ailleurs, la production des pays riches, qui contrôlent actuellement la production de vaccins anti-coronavirus, devrait en principe retrouver sa tendance d’avant pandémie en 2023 et la dépasser de 12 % en 2025. En outre, pour les pays en développement et les marchés émergents, la production devrait rester inférieure de 4 % aux PEM d’avant pandémie en 2025, ce qui entraînera, entre autres, un recul considérable du niveau de vie.
Le Fonds Monétaire International s’inquiète également des pressions inflationnistes et des ruptures d’approvisionnement dans les chaînes de valeur. L’augmentation des prix alimentaires n’arrangera pas la situation. Dans de nombreux pays, “les pressions sur les prix alimentaires devraient normalement s’atténuer début 2023, une fois que le déséquilibre entre la demande et l’offre aura été résolu”, prévoit le Congo.
Les banques centrales vont ainsi devoir trouver un juste équilibre entre le soutien à la reprise économique et la lutte contre l’inflation.