Les responsables des principaux cultes religieux se sont mis d’accord, en décembre dernier, lors d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sur un protocole commun en vue de permettre la reprise des cérémonies religieuses publiques. Ces dernières ne pourront ainsi se faire que si la situation épidémiologique en France le permet et à condition de respecter un protocole sanitaire strict. Selon Mohamed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), ce protocole sanitaire comporte 5 points principaux : tests et prise de température, gestion des circulations, port du masque, espace minimal par personne.

Ces propositions, élaborées avec les différentes organisations religieuses, seront soumises au Premier ministre. “Monsieur Gérald Darmanin va nous donner cependant des précisions sur les conditions de reprise : la possibilité de vivre des activités autres que les célébrations religieuses, comme la catéchèse, les conseils de paroisse, les réunions d’églises, etc., la jauge…”, a déclaré Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris (GMP). Selon Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, les pouvoirs publics ont dit qu’ils étaient prêts à envisager un assouplissement du régime à partir du 15 février prochain. Ceux-ci ont néanmoins insisté sur l’importance de travailler à l’adaptation des règles qui, dès que les conditions sanitaires le permettront, autoriseront la reprise de l’exercice religieux.

Un “impératif sanitaire”

En France, la prière dans les mosquées (ou les salles de prière) avait été autorisée, par le ministère de la Santé, depuis début janvier. Cette année, le ramadan 2021, d’ordinaire synonyme de rassemblement et de prière, ne sera pas comme les autres. “Pas de rassemblements cette année pendant le mois béni de ramadan”, a ajouté Mohamed Moussaoui, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Les prières en groupe seront ainsi strictement interdites. Elles doivent être effectuées à domicile.

La décision de rouvrir les lieux de culte (à savoir les mosquées, les églises, les synagogues, les temples, etc.) intervient cependant après une série de pression exercée par les responsables des principaux cultes religieux. Le Conseil scientifique covid-19 avait décidé de saisir la justice afin de demander l’annulation de la décision de fermer les lieux de culte dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus.
Tandis que la date du ramadan 2021 sera connue dans la soirée du 12 avril, l’OMS a émis des recommandations pour que les fidèles du monde entier puissent vivre ce mois béni dans les meilleures conditions. Pour avoir plus d’informations, vous pouvez consulter le site officiel de l’organisation.