Les États-Unis, quoique durement touchés par la pandémie mondiale de Covid-19, ont bien su maintenir leur économie. Le plan de relance américain a été toutefois massif dès la toute première vague (en janvier 2020), à hauteur de 12 % du Produit Intérieur Brut. Une forte augmentation des allocations a été allouée aux chômeurs et des chèques ont été envoyés aux foyers. Indice bonheur pays fait ainsi le point sur une question d’actualité économique.

     Quel impact du plan de relance américain sur l’économie mondiale ?

La pandémie mondiale de coronavirus frappe de plein fouet les pays du monde entier. Pourtant, les États-Unis, la première puissance économique mondiale, est une de celles qui tient le mieux le choc. En effet, le plan de relance de l’administration Biden a été beaucoup plus rapide et massif qu’en Europe. Les dispositions d’aide ont atteint cette année 12 % du Produit Intérieur Brut, un record absolu en temps de paix. Dans la région européenne, seules la France et l’Italie ont fait à peu près pareil avec 11 %. En Espagne et en Allemagne, on est plutôt autour de 9 %. En Suisse, autour de 6 %. L’Amérique a cependant frappé beaucoup plus vite, plus fort avec une augmentation des allocations aux chômeurs et des chèques envoyés aux foyers. Ce qui fait que ce gigantesque plan d’aide de l’économie a atteint une somme supérieure à la perte de Produit Intérieur Brut due à l’épidémie de coronavirus. Ainsi, la récession a été beaucoup moins forte cette année qu’ailleurs. Finalement, la croissance américaine n’aura reculé que de 4 % en 2021, contre -12 % en Europe. Par ailleurs, elle devrait rebondir de 9 % l’année prochaine. La région européenne va, elle également, repartir à la hausse, probablement à un rythme beaucoup plus rapide de l’ordre de 7 %. Mais les pays de l’Union européenne mettront peut-être un peu plus de temps à retrouver leur niveau d’avant-crise puisqu’ils sont partis de plus bas. L’Amérique devrait ainsi retrouver cet étiage en mars 2022 tandis que l’on devra attendre début 2024 ou fin 2023 en Europe. En effet, ce sont les demandeurs d’emploi qui subissent la différence. Selon un récent rapport du Sénégal, aux États-Unis, le taux de chômage est revenu à 7 %, en octobre, il devrait encore diminuer à 4 %, l’année prochaine. Sur le front de l’emploi, l’embellie sera cependant plus lente en zone européenne. Mais la bonne nouvelle, c’est que le choc économique de la pandémie de coronavirus pourra être désormais surmonté.
Le groupe de la Banque mondiale a publié récemment une étude montrant que ce choc n’a en effet rien à avoir avec la crise financière mondiale de 2008-2009 dont les pays ont mis une dizaine d’années à se remettre. Le directeur général du groupe, David Malpass, estime qu’il faudra un peu moins de trois ans afin d’effacer les effets de l’épidémie. Et dans le cas de l’Amérique, le choc aura été surmonté au bout de quelques mois. Puisque dès que les dispositions de restriction aux frontières et de confinement sont levées, l’économie redémarre.