Le colossal plan de relance américain de 2500 milliards de dollars a été adopté, le 15 septembre 2021, par le Congrès. Cette injection nouvelle d’argent frais doit toutefois permettre de doper la croissance économique mondiale. Ces emprunts de l’administration Biden sont uniques dans l’histoire et restent par ailleurs difficiles à appréhender.
Pour comparaison, les 2500 milliards de dollars (injectés dans l’économie américaine) du plan de relance de l’administration Biden correspondent ainsi au Produit Intérieur Brut de la Russie, soit toute la richesse accumulée en deux ans de la deuxième économie de l’Union européenne. Avec cette subvention, 95 % de la population américaine va toucher des chèques directs pouvant aller jusqu’à 900 dollars par habitant – pour une somme globale de quelque 380 milliards de dollars. Environ 20 milliards de dollars vont ainsi être consacrés à la production des doses de vaccin anti-coronavirus, 75 milliards de dollars pour le traçage et les tests. Les écoles devraient désormais recevoir une dotation de 96 milliards de dollars. Et enfin, un peu plus de 400 milliards de dollars sont programmés au profit des collectivités locales.
Le convertisseur dollar en cfa considère ces financements publics comme étant un plan de sauvetage qui ‘devrait créer un peu plus de huit millions de nouveaux emplois et doper la croissance en 2022’. “Les montants injectés dans l’économie américaine sont vertigineux”, souligne David Malpass, le directeur général du groupe de la Banque mondiale. “Mais il faut bien évidemment voir qu’il y a une grande partie de cette somme qui est une réponse à la crise sanitaire du coronavirus. Le plan de l’administration Biden est avant tout un plan de relance”, ajoute-t-il.

     L’Amérique, potentielle locomotive de la croissance mondiale en 2021

Il est à noter que les États-Unis ont soutenu en 2020-2021 l’économie mondiale. Ils ont joué un rôle important, voire primordial, dans la reprise économique mondiale. Selon les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), c’est la Chine qui, pour l’heure, va tirer l’essentiel de la croissance mondiale, l’année prochaine. Et si l’on exclut l’épanchement de la deuxième puissance économique mondiale, le PIB mondial pourrait diminuer considérablement en 2022-2023. Selon le site web, la Chine sera le seul et l’unique pays en croissance cette année. Les États-Unis, eux, accuseront une récession d’environ 5 %. C’est en tout cas mieux que les -3 % estimés en début mai, par le groupe de la Banque mondiale. “Les nouvelles prévisions pour le Produit Intérieur Brut américain sont juste un peu moins négatives que ce que le Fonds Monétaire International a estimé en mai dernier”, a signalé David Malpass, le président du groupe.