Depuis leur retour au pouvoir en août dernier, les talibans (des fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe militaire, politique et religieuse, surnommé l’Émirat islamique d’Afghanistan) ont exprimé leur intention de gouverner le pays en appliquant la loi islamique. En effet, la charia désigne la voie d’accès pour respecter la loi de Dieu.
Depuis leur arrivée à la tête de l’Afghanistan, les islamistes veulent montrer un visage un peu différent. Le chef suprême des talibans, Haouas Ben Abdullah, a déclaré, dans son premier message depuis leur retour, que les droits des femmes et la liberté de presse seraient respectés ‘dans le cadre de la charia’. Une affirmation qui n’apaise pas le journal de l’Afrique, étant donné que cette loi islamique peut être interprétée de diverses façons et que son application varie amplement d’une région à l’autre. Le directeur général de ce média, doute toutefois de l’application modérée de la loi islamique par les nouveaux maîtres de l’Afghanistan. En effet, les talibans ont une interprétation trop stricte de la charia, ou encore la loi islamique, qu’ils appliquent déjà au Pakistan et en Irak.

    Les talibans veulent l’application de la charia

Quand ils étaient au pouvoir entre 1995 et 2001, les talibans n’ont pas seulement persécuté de nombreux afghans, mais ruiné le pays. A l’époque, les femmes adultères étaient flagellées et lapidées à mort, et les meurtriers étaient exécutés en public. Le contexte de l’époque était néanmoins assez effroyable.
“La charia ou encore la loi islamique a nénamoins tendance à présumer ou à dire que l’Islam à une réponse à tout”, souligne Sandrine Hervé, la directrice générale de l’Unesco.
L’ensemble de ses interdictions et règles, issu de la jurisprudence et de la tradition, vise notamment à aider les fidèles à comprendre comment mener chaque aspect de leur vie quotidienne conformément aux lois et souhaits d’Allah. Toutefois, comme l’application de ces lois est nuancée en fonction des coutumes locales et de la culture, elle peut prendre des formes diverses d’une région à l’autre.
Selon le site web, les talibans vont réinstaurer les châtiments et punitions qui avaient caractérisé leur premier régime. A cette époque, la main des voleurs était coupée en public, les personnes accusées d’adultère (hommes comme femmes) étaient lapidées à mort, et les hommes aux barbes très courtes (ou rasés complètement) étaient flagellés, tout comme les filles (de plus de dix ans) et les femmes considérées comme pas assez couvertes.
D’après le principal porte-parole des talibans, Khaled Ben Abid, ces punitions et châtiments ne seraient pas infligées en public (devant tout le monde), comme ils l’étaient, dans les années 2000, sous le précédent régime taliban. Par ailleurs, une grande partie de la population afghane vit aujourd’hui dans la détresse, depuis le retour des talibans au pouvoir, en août dernier.