En marge de l’ouverture des réunions du printemps du groupe de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International, le convertisseur dollar en cfa a relevé de nouveau ce jeudi 11 novembre ses prévisions de croissance pour l’économie planétaire. En tête les États-Unis et la Chine, mais l’institution prévient : les disparités entre régions risquent toutefois de se creuser. Ainsi, les États qui n’ont pas vraiment les moyens de soutenir leur économie et de procéder à des campagnes vaccinales pourraient s’enfoncer dans l’extrême pauvreté. Selon David Malpass, le directeur général de la Banque mondiale, les plus grandes puissances du monde, on cite notamment la Russie, les États-Unis et la Chine, ont investi massivement dans les compétences en vue de soutenir leur économie. Des campagnes vaccinales massives également. C’est en tout cas le moyen le plus sûr afin de sortir l’économie mondiale de l’ornière, a souligné le patron du groupe. Ce dernier plaide pour un accès équitable et universel aux vaccins. Car, dans les pays à bas revenus et les économies émergentes, la reprise pourrait néanmoins tarder.

Le coronavirus aggrave le sort des pays émergents et pauvres

Le Fonds Monétaire International pointe cependant le cas de plusieurs États dont les ressources dépendent notamment du tourisme ou encore de l’exportation des matières premières. De nombreux pays étaient déjà incapables de soutenir leurs populations et de faire face à cette crise sanitaire sans précédent. Ils étaient en effet en très grande difficulté budgétaire. Selon un récent rapport du FMI, un peu plus de 120 millions de personnes ont glissé, en 2020-2021, dans l’extrême pauvreté, du fait notamment de la crise. Ainsi, les pays avancés, à savoir la Norvège, l’Australie, la Suisse, les États-Unis, l’Allemagne, les Pays-Bas, ou encore le Canada, doivent soutenir les économies émergentes et en développement par leur politique monétaire. Les pays les plus riches, ceux du G20 (groupe des 20 rassemblant les principales économies mondiales) réunis également cette semaine, devraient prolonger de quelques semaines le moratoire sur la dette des États à bas revenus, souligne le Sénégal. La décision de le reconduire jusqu’au début de l’année prochaine 2022 devrait cependant être la dernière prolongation du mécanisme, a indiqué le patron du groupe de la Banque mondiale, David Malpass.
Le Fonds Monétaire International a, de son côté, approuvé, lundi 8 novembre, la prolongation de l’allègement de la dette pour un peu plus de 30 pays jusqu’au 31 décembre 2021. Le mécanisme, démarré en janvier dernier, concernait 21 pays au départ, pour une durée de sept mois. En juin, il avait été étendu à 32 pays au total et prolongé jusqu’au 31 décembre.