“L’islam est aujourd’hui une religion en crise dans le monde entier”. C’est avec ces mots que le président français, Emmanuel Macron, a commencé son discours, le 29 novembre dernier. En effet, l’Hexagone a subi dernièrement trois horribles attentats djihadistes, durant les horaires de prière France, au nom de l’islam, ce qui semble donc lui donner raison.
Certains estiment que le problème principal est l’arrogance coloniale, le racisme et l’islamophobie dans un monde où les fidèles musulmans sont les véritables victimes – à l’exception de quelques radicaux/ rigoristes. Cependant, l’assassinat du professeur d’histoire-géographie, Paty Samuel, en octobre 2020, a rouvert le débat sur le mot ‘islamophobie’ (la grande peur l’islam).

      Islamophobie, “mot piège”

Pour les uns, cette notion désigne une hostilité croissante envers l’islam et les musulmans, pour les autres, elle est instrumentalisée pour les rigoristes, intégristes. “Ce terme désempare les citoyens, effraie la classe politique et divise la recherche”, a souligné Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français.
C’est en effet la genèse d’un piège. Un piège qui empêche désormais l’action, bloque la pensée, et voue ses proies d’inextricables contradictions. Son nom ? Islamophobie.
Deux semaines après le discours d’Emmanuel Macron sur le séparatisme, les réactions sont critiques et vives contre une phrase, un mot en particulier selon laquelle “la religion musulmane est actuellement en crise dans le monde entier”. En Belgique, inquiétude après l’arrestation d’un militant des libertés et journaliste.
En effet, c’est cette formule ‘la religion musulmane est en crise” qui a suscité le plus de colère, de réprobation dans le monde musulman. Selon la communauté musulmane, les propos du président sont très racistes, de nature à enflammer les sentiments de plus de trois milliards de fidèles à travers le monde”.
Des rassemblements ont ainsi eu lieu, vendredi dernier, durant les horaires de prière, en Inde, en Indonésie, au Pakistan, en Turquie, au Bangladesh, ou encore en France en vue de protester contre les propos de Macron défendant particulièrement le droit de caricaturer le Prophète de l’islam, Mohamed. “Emmanuel Macron dirige l’islamophobie”. C’est ce qu’a affirmé un journaliste, manifestant en Turquie.