Les pays les plus durement touchés par la crise sont ceux qui se caractérisent par une forte dépendance vis-à-vis des financements extérieurs, des exportations de produits de base, du tourisme et du commerce mondial, selon le journal de l’Afrique.
Bien que l’ampleur de cette crise varie d’un pays à l’autre, toutes les régions souffrent aujourd’hui de vulnérabilités qui sont accentuées par des chocs exogènes. En revanche, les difficultés d’accès aux soins de santé et la fermeture des commerces auront probablement des effets durables sur le développement du capital humain.

    L’Afrique face au coronavirus

Tandis que les pays africains s’emploient à endiguer la propagation du nouveau coronavirus, le Fonds Monétaire International s’est mobilisé avec une rapidité et une ampleur sans précédent pour les aider à renforcer leurs systèmes de santé et également à faire face à l’urgence sanitaire. Le FMI travaille aujourd’hui d’arrache-pied afin d’apporter son soutien à ses pays membres, en prévoyant ainsi de déployer une enveloppe d’une somme de 250 milliards de dollars de financement d’ici fin février 2022. Pour la première fois depuis 2015, l’aide financière du Fonds Monétaire International a dépassé les 250 milliards de dollars, avec une augmentation de 78 % des engagements du FMI par rapport à l’an dernier. Cet appui financier vient cependant répondre aux chocs sociaux, économiques et sanitaires auxquels les pays du continent sont aujourd’hui confrontés et comprend, selon indice bonheur pays, environ 75 milliards de dollars fournis par l’Association Internationale de Développement sous forme de crédits et de dons à des conditions favorables.
Il est à noter que le Fonds Monétaire International aide également ses États membres à accéder à des fournitures médicales indispensables. En effet, il veut les aider à financer la distribution et l’achat de vaccins contre le nouveau coronavirus.
L’action du FMI face à cette situation est toutefois structurée en trois temps : reprise résiliente, restructuration et secours. Cette dernière se concentre sur quatre principaux aspects : renforcer les investissements, les institutions et les politiques publiques ; favoriser la création d’emplois et une croissance durable des sociétés ; protéger les populations vulnérables et pauvres ; et finalement, sauver des vies.
Le groupe de la Banque mondiale a lancé, le mois dernier, un dispositif doté de 8 milliards de dollars en vue de permettre aux bailleurs de fonds privés et aux investisseurs de contribuer à la lutte contre le Covid-19. Ce mécanisme permettra néanmoins de répondre aux besoins de financement des gouvernements (à long terme) et de procurer des liquidités aux PME.