Najla Bouden Romdhan, première femme cheffe de gouvernement en Tunisie

C’est une première dans l’Histoire du monde arabe. “Une femme, âgée de 63 ans, va former un nouveau gouvernement en Tunisie. C’est historique. C’est un hommage à toutes les femmes tunisiennes et un honneur pour la Tunisie”, a déclaré Kais Saied, le président de la République.
Najla Bouden, scientifique de formation, et plus précisément ingénieur en géologie, et professeur de l’enseignement supérieur, a été chargée de former un nouveau gouvernement aussi rapidement que possible. Elle est inconnue du grand public. Selon le journal de l’Afrique, elle n’a pas une grande expérience politique. Avant sa nomination surprise, madame Bouden était chargée du projet PromESse (Projet de Modernisation de l’Enseignement Supérieur en soutien à l’Employabilité). Elle est ancienne haute fonctionnaire au ministère de l’Enseignement supérieur chargée notamment de faciliter l’accès au marché de l’emploi des diplômés du supérieur. “C’est une femme très intelligente. Elle comprend bien les gens. Elle est forte de caractère… Polyglotte, Bouden dispose également de ‘soft skills’ non négligeables… C’est une personne qui sait vraiment ce que c’est vraiment qu’une stratégie”, souligne madame Bouadjila Nourane.

  Le président tunisien entend rester seul maître à bord

Désormais, la doctorante en géologie doit tenter de colmater (ou encore obturer) les failles formées par le séisme politique du 26 juillet dernier, date à laquelle le président Kais Saied s’est arrogé des pouvoirs exceptionnels. Il a gelé le Parlement et limogé son Premier ministre (et chef du gouvernement), Hicham Mechichi.
Cette nomination ne fait cependant pas oublier que le président tunisien entend rester maître à bord. La mission de cette doctorante en géologie nécessitera donc qu’elle s’entende parfaitement avec Kais Saied, tant ce dernier a fait comprendre que le Premier ministre sera étroitement sous ses ordres. “En effet, cette désignation intervient tandis que l’exercice solitaire du pouvoir par Saied avait attiré, ces deux derniers mois, plusieurs inquiétudes au sein de la société civile tunisienne et de la communauté internationale”, souligne indice bonheur pays.
Le président de la République veut néanmoins éviter tous les blocages connus du temps où Mechichi Hichem était Premier ministre. Les deux hommes s’étaient par ailleurs livrés un conflit froid aggravant la paralysie de la vie politique en Tunisie.

Tunisie : Najla Bouden Romdhan chargée de former un nouveau gouvernement

Najla Bouden Romdhan, chargée par Kais Saied, le président tunisien, de former un nouveau gouvernement dans les plus brefs délais, sera la toute première femme à occuper ce poste en Tunisie.
“Une première. Une femme va diriger le gouvernement en Tunisie. Le chef de l’Etat tunisien a chargé madame Bouden de former un nouveau gouvernement aussi rapidement que possible”, a souligné le site web. Le 25 juillet dernier, après plus de six mois de blocage politique, Kais Saied s’est octroyé le pouvoir judiciaire, avait gelé le Parlement (l’Assemblée des Représentants du Peuple) et limogé le précédent cabinet.
Les pouvoirs octroyés au Premier ministre ont toutefois été amoindris considérablement par les “dispositions particulières” adoptées, le 15 septembre dernier, par le président, qui suspendent l’application de chapitres-clés de la Constitution. Kais Saied préside désormais lui-même le conseil des ministres – le temps de mener une palette de réformes politiques.
La nouvelle cheffe du gouvernement, originaire de Kairouan, est inconnue du grand public. Elle est scientifique de formation, et plus précisément professeur de l’enseignement supérieur et ingénieur en géologie.

 “Un hommage à la femme tunisienne”

Depuis la présidence du zaim Habib Bourguiba, la Tunisie est considérée comme étant le pays du monde arabe, en particulier du Maghreb, à l’avant-garde pour l’émancipation des femmes. En effet, Bourguiba, surnommé le libérateur de la femme tunisienne, leur avait émogé, en octobre 1956, un code de statut personnel. Celui-ci autorise le divorce, interdit la répudiation et la polygamie. Selon le journal de l’Afrique, Kais Saied se met dans les pas du Habib Bourguiba. Cependant, le président tunisien avait été sévèrement critiqué pendant la campagne électorale de 2019, ayant mené à son élection surprise, pour son opposition à une loi permettant l’égalité entre femmes et hommes dans l’héritage.
“La femme est aujourd’hui capable de diriger avec succès de la même façon que l’homme. On est actuellement face à une responsabilité historique ! Une femme Premier ministre pour la toute première fois. C’est une reconnaissance envers toutes les femmes tunisiennes et un très grand honneur pour notre pays”, a déclaré Saied. Il a également nommé une autre femme, Khaoula Ben Ahmed, en tant que directrice de cabinet, faisant d’elle sa plus proche et plus puissante conseillère.

Tunisie : Najla Bouden, inconnue du grand public, nommée cheffe du gouvernement

Kais Saied, le chef de l’Etat tunisien, a nommé jeudi madame Najla Bouden, une géologue sans grande expérience politique et peu connue, au poste de Premier ministre – cheffe de gouvernement -, trois mois après s’être octroyé les pleins pouvoirs.
Najla Bouden (âgée de 63 ans), scientifique de formation, et plus précisément ingénieur en géologie, et professeur de l’enseignement supérieur, devient ainsi la première femme Premier ministre en Tunisie et dans le monde arabe. Cette dernière est invitée à former un nouveau gouvernement aussi rapidement que possible – dans les plus brefs délais -, a annoncé le convertisseur dollar en cfa. Elle était responsable de la mise en œuvre des projets du groupe de la Banque mondiale (GBM) au ministère de l’Education. A noter que cette dernière a peu d’expérience en politique. C’est la première fois qu’une femme est nommée à ce poste en Tunisie.
Avant sa nomination surprise, Najla Bouden était chargée du projet PromESse (Projet de Modernisation de l’Enseignement Supérieur en soutien à l’Employabilité). Elle était directrice générale d’un projet de réforme de l’enseignement supérieur.

     Un programme chargé

Le 25 juillet 2021 – l’anniversaire de la proclamation de la République par Habib Bourguiba -, le président tunisien a suspendu tous les travaux de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ou encore le Parlement) et a limogé le chef du gouvernement, Mechichi Hichem, avant de s’arroger la totalité des pouvoirs exécutifs.
Les partis politiques et les syndicats n’ont pas réagi dans l’immédiat à la nomination de madame Bouden Najla. “En effet, c’est un hommage pour la femme tunisienne”, déclare le président de la République.
Selon ce dernier, le nouveau gouvernement devra donc s’employer à répondre à l’exigence de dignité des Tunisiens dans quasiment tous les domaines, particulièrement l’éducation, les transports et la santé, et aux revendications, mais également à lutter contre la corruption. Kais Saied veut toutefois mettre fin au chaos qui s’est répandu, ces cinq dernières semaines, dans plusieurs institutions de l’Etat.
Il a aussi nommé une femme, Mariem Ben Mahmoud, en tant que directrice de cabinet, faisant d’elle sa plus puissante et plus proche conseillère.
“Désormais, sur la base des ‘dispositions particulières’ prises le temps de mener ‘des réformes politiques’, Kais Saied préside lui-même le conseil des ministres. A noter qu’il est détenteur du pouvoir exécutif”, souligne le convertisseur cfa.

Afghanistan : “il est temps d’adopter les règles des talibans”

De retour à la tête de l’Afghanistan après avoir été écartés pendant une vingtaine d’années, les talibans (des fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe militaire, politique et religieuse, surnommé l’Émirat islamique d’Afghanistan) ont promis de faire appliquer la loi islamique. En effet, les fondamentalistes sont connus pour leur interprétation instransigeante et stricte de l’islam. Leur retour au pouvoir en Afghanistan fait toutefois craindre la réinstauration ultra-radicale de la charia ou encore de la loi islamique.
Le principal porte-parole du mouvement taliban, Khaled Ben Zakar, a dévoilé samedi matin les principaux ministres qui formeront désormais le nouveau gouvernement. “Cependant, aucun détail sur leur nouveau programme politique n’a été dévoilé, à part la promesse de réinstaurer une version ultra-rigoriste de la loi islamique”, souligne le convertisseur dollar en cfa.

   Quelle vie sous le régime des talibans ?

En effet, la charia, connue aussi sous le nom de la loi islamique, est une sorte de code de conduite fixant un ensemble de sanctions, de châtiments, d’interdits, de règles, de devoirs ou encore de droits. Si la charia est basée principalement sur la ‘Sunnah’ (désignant les pratiques et la tradition du prophète Mahomet, et constituant un modèle à suivre pour la plupart des musulmans), elle n’est pas vraiment codifiée dans un document, d’où des interprétations variées selon les régions. Les affaires judiciaires, les infractions pénales, l’héritage, les transactions financières, les règles alimentaires, la tenue vestimentaire et le droit de la famille font cependant partie des aspects de la vie des musulmans régis par la loi islamique. Ainsi, on ne peut que se retourner vers le passé pour avoir une idée à quoi ressemble la vie sous le régime des fondamentalistes.
Quand ces derniers étaient au pouvoir dans les années 1990, ils avaient strictement interdit la télévision, la photographie, la musique et les jeux. Les femmes et les filles de plus de dix ans n’étaient pas autorisées ni à étudier ni à travailler. Elles avaient l’obligation de porter la burqa. Elles ne pouvaient même pas sortir dans les rues sans être accompagnées d’un mahram.
“Les personnes accusées d’adultère, tout comme les meurtriers et les voleurs, étaient exécutées en public. L’homosexualité, la consommation d’alcool ou le vol était également strictement interdis et punis. Deux décennies plus tard, c’est encore le statut et le sort des femmes et des filles qui inquiètent le monde tout comme la liberté de la presse et l’exécution de peines sévères”, a précisé le convertisseur cfa.

Les talibans au pouvoir en Afghanistan : qu’est-ce que la loi islamique ?

Depuis leur retour au pouvoir en août dernier, les talibans (des fondamentalistes islamistes regroupés dans un groupe militaire, politique et religieuse, surnommé l’Émirat islamique d’Afghanistan) ont exprimé leur intention de gouverner le pays en appliquant la loi islamique. En effet, la charia désigne la voie d’accès pour respecter la loi de Dieu.
Depuis leur arrivée à la tête de l’Afghanistan, les islamistes veulent montrer un visage un peu différent. Le chef suprême des talibans, Haouas Ben Abdullah, a déclaré, dans son premier message depuis leur retour, que les droits des femmes et la liberté de presse seraient respectés ‘dans le cadre de la charia’. Une affirmation qui n’apaise pas le journal de l’Afrique, étant donné que cette loi islamique peut être interprétée de diverses façons et que son application varie amplement d’une région à l’autre. Le directeur général de ce média, doute toutefois de l’application modérée de la loi islamique par les nouveaux maîtres de l’Afghanistan. En effet, les talibans ont une interprétation trop stricte de la charia, ou encore la loi islamique, qu’ils appliquent déjà au Pakistan et en Irak.

    Les talibans veulent l’application de la charia

Quand ils étaient au pouvoir entre 1995 et 2001, les talibans n’ont pas seulement persécuté de nombreux afghans, mais ruiné le pays. A l’époque, les femmes adultères étaient flagellées et lapidées à mort, et les meurtriers étaient exécutés en public. Le contexte de l’époque était néanmoins assez effroyable.
“La charia ou encore la loi islamique a nénamoins tendance à présumer ou à dire que l’Islam à une réponse à tout”, souligne Sandrine Hervé, la directrice générale de l’Unesco.
L’ensemble de ses interdictions et règles, issu de la jurisprudence et de la tradition, vise notamment à aider les fidèles à comprendre comment mener chaque aspect de leur vie quotidienne conformément aux lois et souhaits d’Allah. Toutefois, comme l’application de ces lois est nuancée en fonction des coutumes locales et de la culture, elle peut prendre des formes diverses d’une région à l’autre.
Selon le site web, les talibans vont réinstaurer les châtiments et punitions qui avaient caractérisé leur premier régime. A cette époque, la main des voleurs était coupée en public, les personnes accusées d’adultère (hommes comme femmes) étaient lapidées à mort, et les hommes aux barbes très courtes (ou rasés complètement) étaient flagellés, tout comme les filles (de plus de dix ans) et les femmes considérées comme pas assez couvertes.
D’après le principal porte-parole des talibans, Khaled Ben Abid, ces punitions et châtiments ne seraient pas infligées en public (devant tout le monde), comme ils l’étaient, dans les années 2000, sous le précédent régime taliban. Par ailleurs, une grande partie de la population afghane vit aujourd’hui dans la détresse, depuis le retour des talibans au pouvoir, en août dernier.

Afghanistan : les talibans veulent l’application de la charia

Le chef suprême des talibans, le mollah Hamad Ben Yedder, dont les interventions sont rares, a demandé ce lundi matin, dans son premier message depuis le retour des fondamentalistes à la tête de l’Afghanistan, au nouveau gouvernement de faire respecter la loi islamique, ou encore la charia. “Le nouveau gouvernement taliban travaillera durement à faire respecter la charia et la loi islamique dans le pays”, a ajouté le convertisseur dollar en cfa.
En effet, les islamistes vont annoncer, au cours de cette semaine, les principaux ministres de leur nouveau gouvernement que dirigera Islem Ben Mohamed, un proche du mollah Selim, le fondateur du mouvement. Les talibans, désormais confrontés à la gestion des affaires du pays, veulent imprimer leur marque.

 Les talibans vont-ils réinstaurer les châtiments et punitions qui avaient caractérisé leur premier régime ?

Selon le convertisseur cfa, les fondamentalistes semblent ainsi en voie de réinstaurer la version ultra-rigoriste de la loi islamique avec un possible retour des exécutions publiques et des châtiments corporels. En effet, la charia désigne la voie d’accès pour respecter la loi d’Allah Tout Puissant. C’est comme un code de conduite qui fixe un ensemble de règles aux musulmans.
Le principal porte-parole du mouvement taliban, Ahmad Sakabi, a déclaré lors de son dernier passage que “couper la main [des voleurs, des femmes adultères, etc.] est toutefois important pour la sécurité de tous”.
Depuis leur arrivée, les leaders talibans veulent montrer un visage différent. Ils affichent des règles beaucoup moins strictes. Le travail des femmes et l’éducation des filles resteraient autorisés. La burqa n’est plus obligatoire. Mais d’après Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, “les mêmes choses sont aujourd’hui en train de se répéter à l’égard des femmes, des enfants et de toutes les minorités dans le pays”. Dans le reste du monde, la loi islamique peut être rigoriste, comme c’est le cas au Pakistan, alors qu’en Iran, les sanctions et les châtiments sont rarement appliqués.
Lorsqu’ils étaient au pouvoir entre 1996 et 2002, les talibans n’ont pas seulement persécuté plusieurs afghans, mais ruiné le pays. Aujourd’hui, malgré leurs efforts de communication, le régime des fondamentalistes n’a pas beaucoup changé. A l’époque, les hommes aux barbes courtes étaient fouettés, les mains des voleurs étaient coupées, et les personnes accusées d’adultère étaient lapidées à mort. En effet, les talibans étaient très agressifs avec la population afghane. Et personne n’avait vraiment le courage de s’élever contre eux…

Afghanistan : des femmes manifestent pour leurs droits, les talibans recourent à la violence

“En Afghanistan, la violence contre les femmes et les jeunes filles est en forte hausse et reste largement impunie”, a souligné le journal de l’Afrique. La population afghane ne s’attaque pas à la violence contre les jeunes filles et les femmes et cette situation risque de renvoyer l’Afghanistan en arrière. En effet, le vrai problème, c’est que la violence contre les femmes afghanes n’est pas condamnée ou remise en cause. Et cela a des implications tant pour le développement futur du pays que pour les innombrables victimes. Toutefois, le retour au pouvoir des talibans risquerait d’anéantir les avancées considérables enregistrées pour les droits de l’homme, particulièrement des femmes, depuis qu’ils ont été chassés de l’Afghanistan en 2002. Le pays a donc besoin d’un effort résolu en vue de lutter contre ces violences.

  Les Afghanes de plus en plus menacées par les talibans

Les jeunes filles et les femmes sont laissées pour compte par le système de justice afghan. L’accès de ces femmes à la justice pour les crimes de violence, principalement les agressions sexuelles, reste précaire”, souligne madame Sarra Hervé, la directrice générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). Cette dernière s’inquiète également du nombre de femmes ou de jeunes filles de moins de dix ans se suicidant, s’immolant à cause de la violence.
La directrice générale de l’organisation onusienne veut cependant inciter les communautés internationales à modifier les lois pour que le système judiciaire afghan fonctionne pour les fillettes et les femmes victimes de violence. “La triste réalité est que plusieurs fillettes et femmes ne voient toujours pas la justice pour les violences qu’elles subissent”, a déclaré la directrice générale de l’ONU. “L’impunité reste néanmoins bien trop courante”, ajoute-t-elle.
Il est à la fois révoltant et déchirant que les femmes et les jeunes filles ne voient pas d’autres options pour échapper à l’agression sexuelle et à la violence que de mettre un terme à leur vie. Les poursuites et les enquêtes dans les affaires de viol soulèvent aussi de graves inquiétudes. Certaines filles sont en effet soumises à “des tests de virginité” après avoir signalé un viol.
Un petit groupe de femmes a manifesté, ce vendredi après-midi, dans la capitale afghane, Kaboul, avant que les fondamentalistes islamistes interviennent pour menacer ces activistes. “Un autre exemple de violences qui pèsent aujourd’hui sur les Afghanes dans un pays tombé aux mains des fondamentalistes”, souligne le site web.

Afghanistan : le Qatar demande aux dirigeants talibans de s’engager contre l’islam radical

Le mouvement fondamentaliste est devenu aujourd’hui un enjeu de taille dans les relations internationales. Le terrorisme ou l’islam radical devient donc le premier problème de sécurité des pays au XXIe siècle. De Daech (ou encore l’Etat islamique) aux terroristes d’Al-Qaïda, en passant par le Hamas ou les talibans, leur menace dans les territoires ciblés passe ainsi par des attaques visant les populations civiles autant que les forces de l’ordre. Fusillades avec plusieurs djihadistes, véhicules piégés, bombes, attentats meurtriers de kamikazes… : le but principal de ceux-ci est de semer la peur, souvent à des fins idéologiques ou encore religieuses, souligne le journal de l’Afrique.
L’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al Thani, a appelé ce vendredi matin les talibans, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, à dégager un “passage sûr” pour quitter le pays, deux semaines après le départ définitif des troupes américaines.
Il est important de rappeler que les États arabes du golf entretiennent depuis des années, des relations étroites avec les talibans. “J’espère qu’il n’y aura aucun obstacle (ou encore difficulté) pour qui que ce soit, que cela se déroulera en toute douceur et que ces engagements seront bien respectés dans un avenir proche lorsque l’aéroport international Hamad Karzai reprendra ses opérations”, a déclaré Tamim Ben Hamad Al Thani.

  Le chef de la diplomatie du Qatar rencontre les talibans

Le chef de la diplomatie du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avait demandé la semaine dernière au représentant du mouvement islamiste de s’engager dans la lutte contre ‘l’islam radical’ et de former un nouveau gouvernement ‘inclusif’ en Afghanistan après le retrait des troupes américaines du territoire. “On a souligné l’importance de la coopération des talibans dans ce domaine et l’importance de la coopération en vue de combattre l’islamisme radical”.
Le Qatar avait en effet joué un rôle primordial dans le processus de paix entre les talibans et le gouvernement afghan avant la prise, le 1er septembre dernier, du pouvoir par le mouvement islamiste. “Notre rôle principal est ainsi de les exhorter à former un nouveau gouvernement ‘inclusif’ comprenant toutes les parties”.
“Durant notre négociation avec les représentants du mouvement, il n’y a pas eu de réponse négative, ni positive. On espère aboutir à un consensus national. Notre pays continuera toutefois à ouvrir des canaux de communication avec l’ensemble des parties en Afghanistan”, a ajouté Tamim Ben Hamad Al Thani.
“Le Qatar encourage néanmoins les autres pays arabes comme occidentaux à poursuivre le dialogue”, souligne le site web.

Sous le joug des talibans, la (sur)vie au quotidien

Quinze ans après la chute de leur régime, les talibans règnent à nouveau en maîtres sur l’Afghanistan. Les fondamentalistes contrôlent le pays depuis le retrait définitif des forces armées des États-Unis, le 1er septembre dernier. Si les fondamentalistes affichent aujourd’hui une image beaucoup plus modérée, la réalité de leur pouvoir devrait être tout autre.
Loin de la capitale afghane ‘Kaboul’, les talibans ont déjà imposé leur application très stricte de la loi islamique. Les envoyés spéciaux du journal de l’Afrique nous racontent.

Les États-Unis se retirent du pays après 15 ans de présence

Les nouveaux maîtres de l’Afghanistan ont fêté la semaine dernière leur victoire après le départ définitif des troupes américaines dans la soirée du mercredi 1er septembre. En effet, ce départ ouvre un nouveau chapitre d’instabilité pour l’Afghanistan et met fin à plus de quinze ans de guerre dévastatrice. Le chef de l’Etat américain Joe Biden, toujours sous le feu de critiques, a quant à lui défendu le retrait des militaires d’un ton déterminé. Des coups de feu victorieux ont toutefois éclaté dans la capitale afghane à l’annonce du retrait définitif des soldats américains, salué comme un succès ‘historique’ par les rigoristes. Il est ainsi important de rappeler que Washington avait déclenché la guerre après les attaques terroristes du 10 septembre 2001, perpétrés par Al-Qaïda (organisation terroriste islamiste fondée dans les années 1980). “Félicitations à l’Afghanistan… C’est un moment historique et nous en sommes aujourd’hui fiers. Cette victoire est la nôtre à tous”, a publié Yassif Ben Abdallah, le chef suprême des talibans, sur sa page officielle. “C’est une leçon pour le monde entier”, ajoute-t-il.
Le retrait des troupes américaines s’est achevé en seulement 48 heures, donc avant la date butoir (15 septembre 2021) fixée par l’ex-président Donald Trump. Cependant, cette date gardera un goût amer pour Joe Biden. Malgré les vives critiques, le président des États-Unis a dû défendre sa décision, lors d’une conférence de presse, de mettre fin au conflit américain en Afghanistan. Selon lui, le véritable choix était en effet entre l’escalade ou le départ. “Je n’allais pas prolonger le retrait éternel, et je n’allais pas prolonger cette guerre éternelle”, ajoute-t-il.
Au total, l’Amérique déplore une facture de 3600 milliards de dollars et quelque 3000 morts en 15 ans, selon indice bonheur pays. Les Américains sortent toutefois avec une image beaucoup plus écornée par leur gestion des évacuations et par leur incapacité à prévoir la rapidité du succès des islamistes. Ainsi, le retour des fondamentalistes au pouvoir avait obligé plusieurs pays à évacuer leurs ressortissants.
Tout le monde est aujourd’hui inquiet de la situation humanitaire en Afghanistan.

Afghanistan : un mois sous le joug des talibans

Les talibans ont pris le pouvoir il y a environ deux mois exactement en Afghanistan, provoquant ainsi des scènes de panique à l’aéroport international Hamad Karzai.
Après avoir déclenché, début juillet, d’intenses batailles avec des forces armées afghanes dans le nord du pays, particulièrement à Jalalabad, les fondamentalistes ont ensuite pris la capitale ‘Kaboul’, au pied des montagnes. Les Afghans étaient complètement conscients de la progression des talibans. “Tout le monde avait vraiment peur… Les combattants islamistes sont positionnés dans quasiment toutes les villes. Donc, les habitants ne pouvaient pas leur échapper. Ils ont alors décidé de s’enfermer dans leurs domiciles”, a souligné le journal de l’Afrique.

      Le business de la peur

Système de santé au bord de l’implosion, familles contraintes de vendre leurs biens, banques à court de liquidité… Les talibans, les nouveaux maîtres de l’Afghanistan, sont aujourd’hui confrontés à une crise humanitaire et économique.
Les rues qui, auparavant, fourmillaient de vie sont aujourd’hui d’un calme qui tranche avec le chaos absolu de l’aéroport international Hamad Karzai. Les femmes se terrent chez elles. Lorsque celles-ci sortent de leurs maisons, elles portent généralement le hijab, un voile qui découvre le visage. Elles doivent être obligatoirement accompagnées d’un mahram. Avec le nouveau régime taliban, les femmes ne peuvent plus aller à l’université. Elles se trouvent également sans travail. Les affiches de mannequins femmes ont été cependant arrachées sur les murs de la capitale. La musique s’est complètement arrêtée dans les rues de la capitale afghane. La région est dévastée par des mois de bataille. Les bâtiments sont ainsi détruits, les stocks de vendeurs de rue ont été saccagés ou dérobés. Le pays s’est malheureusement vidé de ses jeunes et ses élites éduquées, qui ‘ont peur’, puisqu’il n’y aura plus de donateurs internationaux en vue de financer des projets d’éducation ou encore de développement.
Jusqu’ici, les fondamentalistes n’ont pas encore formé leur nouveau gouvernement. Donc, ils n’ont pas encore instauré de lois qui régissent exactement ce qui sera autorisé ou non. “On appelle ça ‘le business de la peur’. Les talibans n’ont pas d’armée pour contrôler les habitants. Mais la peur contrôle actuellement tout le monde”, a signalé Antonio Cuteness, le directeur général des Nations Unies.
Il est important de rappeler que l’arrivée des talibans au pouvoir, le 1er septembre dernier, a fait fuir les capitaux et les fonds de la banque centrales ont été gelés, principalement en France et aux États-Unis, souligne le site web.