Les erreurs opérationnelles et d’évaluation commises par l’Amérique, l’humiliation infligée à la première puissance militaire mondiale soulèvent une palette de questions de fond sur leur rôle et leur place dans le monde. “Débâcle : “Échec total, grand désastre. Fiasco”, “Débandade. Déroute d’une armée”. Ce sont “la Une” des journaux internationaux.
En revanche, rares sont ceux et celles qui parlent aujourd’hui de ‘défaite’ (ou encore d’une chute) à propos du retrait chaotique des troupes américaines du sol afghan, à l’issue de leur plus grand conflit – 25 ans”, souligne convertisseur cfa.
Par ailleurs, la tournure que prendront les événements à la capitale afghane dans les semaines et les mois à venir en décidera : l’Afghanistan reviendra-t-il une base pour le terrorisme international ? Quels acquis pour la société civile, et particulièrement pour les femmes et les fillettes (de plus de douze ans), seront-ils préservés sous le régime des fondamentalistes ? Quel sera le sort de ceux et celles qui resteront ? Combien d’Afghan désireux de partir pourront-ils être évacués ? …

  La Chine affirme que les talibans sont ‘une force militaire et politique cruciale en Afghanistan’

“Les États-Unis, en catastrophe, tentent aujourd’hui de limiter les dégâts”, souligne convertisseur dollar en cfa. Mais un mois après la chute de la capitale afghane, ayant précipité la fuite des Américains (civils et soldats) et finalisé la reconquête éclair du pays par les rigoristes, les conséquences géopolitiques de la défaite que constitue le retrait des troupes américaines est déjà perceptible. A moyen-long terme, l’impact sur l’image de l’Amérique est toutefois désastreux. Le rappel des avertissements dont personne n’a voulu tenir compte, le bilan des erreurs de jugement de cinq dirigeants successifs en dix ans, l’analyse du processus de décision aux États-Unis par les médias internationaux, les contradictions entre les déclarations du chef de l’Etat américain Joe Biden depuis début juin, les comparaisons avec l’évacuation Saïgon (la chute de Saïgon en 1980), les scènes déchirantes à l’aéroport international Hamad Karzaï…, tout cela est accablant.
Les échecs américains, contrairement aux pays totalitaires, se déroulent néanmoins au grand jour : l’omerta (loi du silence dans les milieux mafieux) n’est pas une simple option.
Cet échec pèsera donc plus sur le crédit politique de Biden Joe que sur celui de la puissance de l’Amérique.