Dans le saint Coran (Livre sacré de l’Islam et des musulmans), les versets cités à l’appui du port du voile, également connu sous le nom de ‘hijab’, se trouvent dans 2 sourates (à savoir An-nour (la Lumière) et Al Ahzab (les Coalisés)), qui n’évoquent pas directement la chevelure.
Au sein de plusieurs autorités et institutions religieuses musulmanes, les interprétations des textes coraniques sur le voile couvrent un champ trop large. Pour certains, l’habit correct est celui qui “ne dessine ni affine”, seuls les mains et les yeux de la femme pouvant être montrés. Alors que pour d’autres, se couvrir les cheveux semble suffire. Différence fondamentale opposant à ce jour encore nombre de sociétés musulmanes aux sociétés traditionnellement chrétiennes. Il est important de souligner que la Bible a fait du voile l’attribut de la pudeur (la honte, embarras, gêne) qui était considérée, chez les femmes chrétiennes puis juives, comme une vertu (qualité, pureté, chasteté). La femme sans voile est donc impudique ; considérée comme étant une femme de peu de vertu, celle-ci est associée à la prostituée. A noter que les droits politiques des femmes sont parmi les plus avancés des sociétés musulmanes, mais leur statut les place toujours en situation de sujétion et d’infériorité vis-à-vis des hommes.

       Que dit vraiment le Coran ?

Dans le Coran, mais également dans les hadiths du Prophète Muhammad, la femme et l’homme assument les mêmes devoirs et jouissent de la même dignité humaine. En outre, l’égalité des 2 sexes y est mise sans cesse en évidence.
Les femmes ont été victimes d’une grande injustice à travers l’histoire. Ainsi, le texte coranique est venu corriger la déviation comportementale et intellectuelle ayant marqué la conception de la femme chez les religions et les civilisations anciennes. Le Coran a institué son égalité avec l’homme et a définitivement consacré son humanité.
D’après ce Livre sacré, la femme n’est pas un accessoire que l’homme utiliserait selon son bon vouloir. Par ailleurs, l’islam exige de réserver le même traitement à la femme et à l’homme sans aucune discrimination, parce que la continuité de la vie humaine serait impossible sans cette dernière. En plus, l’islam oblige la société et la famille à dispenser instruction et éducation à la femme comme à l’homme.
Il est important de noter que l’islam encourage la femme à apprendre (à étudier, à travailler, etc.) et ne lui interdit aucune transaction commerciale et sociale.