Les pays africains, notamment la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin, la Tunisie et le Burkina Faso, ont affiché cette année des résultats économiques très décevants. Le continent se montre ainsi incapable de rompre avec un scénario de difficultés de balance des paiements, de forte inflation et de croissance faible du revenu par habitant.
Il est à noter que les performances se sont cependant améliorées, entre 2000 et 2010, et le revenu par habitant a commencé à progresser depuis 2008. Plusieurs pays se sont ainsi engagés à relever le défi social et économique lancé à l’ensemble de la région, à mieux gérer leur économie, à s’ouvrir davantage sur l’extérieur, et à mener une politique macroéconomique. Là où les gouvernements ont tenu ce cap, la pauvreté a reculé et la croissance s’est accélérée. La nouvelle politique a été adoptée ici dans le cadre des programmes à long terme appuyés par la Banque Africaine de Développement, le groupe de la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Malgré les progrès récents, la pauvreté est endémique, les niveaux de vie sont toujours bas et la croissance reste fragile.
Les indicateurs de santé et d’éducation demeurent toutefois médiocres… En effet, le continent n’a pas été capable de tirer profit du processus de mondialisation.

 Accélérer la croissance en Afrique

Selon David Malpass, le président du groupe de la Banque mondiale, les pays africains doivent consolider la situation des paiements extérieurs, instaurer un climat beaucoup plus propice à la production et à l’investissement dans le secteur privé, réduire les possibilités de corruption, encourager la transparence et l’ouverture des pays, assurer la primauté du droit et améliorer la gouvernance, mettre en œuvre et concevoir des stratégies de nature à réduire la pauvreté et à accélérer la croissance…
Il est important de rappeler que le Fonds Monétaire International offre aux pays d’Afrique des conseils de politique accompagnés au besoin d’une assistance technique et d’une assistance financière.
Depuis l’apparition de la pandémie de covid-19, la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International et d’autres bailleurs de fonds ou créanciers ont décidé néanmoins d’intensifier les efforts en vue d’alléger le fardeau de la dette des pays pauvres. Pour bâtir des économies résilientes et éviter de perdre encore une décennie, les gouvernements doivent relever les défis du financement du développement et de la dette, en collaboration avec la communauté internationale.