Manque de matériel médical et d’oxygène, hôpitaux saturés… La Tunisie est frappée depuis fin mai par une quatrième vague, beaucoup plus meurtrière et plus dangereuse que les précédentes. Les cas de coronavirus ne cessent d’accroître depuis à peu près deux mois. En l’espace de deux semaines, environ 320 millions de cas de coronavirus étaient signalés dans le pays, soit une augmentation de 31 % par rapport à la semaine précédente.
Ce petit pays d’Afrique du Nord vient de vivre le mois le plus désastreux de l’histoire des pandémies. Mais apparemment le pire reste à venir, puisque la quatrième vague épidémique de coronavirus gagne beaucoup de terrain et ne cesse de s’étendre de façon accélérée, souligne le journal de l’Afrique. Dans le nord de la Tunisie, les services de réanimation des hôpitaux affichent complet depuis presque un mois. La majorité sont des patients Covid-19.
Face au manque de matériels et de moyens, les personnels de santé accusent le coup.
Ainsi, le nombre de contaminations se multiplie par quatre toutes les deux semaines. Ce regain de la pandémie de Covid-19 survient cependant à un moment où les niveaux de vaccination demeurent faibles sur le continent africain.

Le Japon et l’Unicef soutiennent le programme national de vaccination en Tunisie

Après le ralentissement constaté au cours des trois derniers mois – mai, juin et juillet -, la distribution des doses par le dispositif Covax reprend de la vitesse. Un peu plus de 2 millions de vaccins ont été ainsi déployés sur le continent, au cours de la semaine dernière, via le mécanisme Covax. Grâce à ce dispositif, près de 35 millions de vaccins Pfizer-BioNTech, Johnsson/Johnsson et AstraZeneca sont attendus bientôt en Afrique, en provenance de la France et des États-Unis.
Jusqu’ici, environ 78 000 doses de vaccin ont été mises à disposition du continent africain. “Les partenaires du dispositif Covax (à savoir l’Organisation Mondiale de la Santé, l’Unicef, et Gavi (l’Alliance du vaccin)) travaillent sans arrêt en vue de conclure des accords d’achat avec les laboratoires scientifiques et d’obtenir des promesses de partage des doses de vaccin pour assurer que la population africaine reçoivent le plus tôt possible le vaccin anti-coronavirus. “Les gouvernements africains doivent toutefois mettre à profit cette période en vue de renforcer le déploiement des vaccins, puisque les opérations de distribution des doses sont prévues pour le mois de septembre et octobre”, souligne Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
L’Organisation Mondiale de la Santé travaillent ainsi conjointement avec les pays du continent pour passer en revue la toute première phase du déploiement.